Buteau Jean Garmel, une « jeune âme » qui chante !

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Il est petit, mais son talent est immense. Il s’appelle Buteau Jean Garmel, un jeune talent à l’état pur de la musique en Haïti. Buteau à son propre style et sa façon de faire chanter les mots. Il a été découvert pour la première fois à l’émission « Tou piti », sur la Radio Télévision Pacific, présentée à cette époque par Nathania Periclès. Et, ensuite au concours de chant de Noël organisé par Real Production et Radio Télévision Caraibes baptisé « Noël Caraïbes ». Dès sa première note, il a su conquérir le cœur des férus de la musique. En mars dernier, Buteau a dévoilé le titre « Pwoteje Tèt ou », traitant le sujet de la pandémie COVID-19, qui a connu un succès sans précédent. Il a été une nouvelle fois sous le feu des projecteurs.

« Yo pap kapab ankò » est le nouveau titre de K-dilak en collaboration avec Buteau Jean Garmel, fraîchement sorti, le 8 novembre 2020. Une chanson qui évoque l’histoire des enfants des rues à Port-au-Prince. Elle raconte leurs tribulations, leurs désarrois, leurs déboires. Abandonnés à leur sort, les enfants des rues n’ont personne pour leur inculquer les notions sociales, morales et les valeurs indispensables à tout être humain; conditions essentielles devant les aider à se construire. Certains sont parfois jeune chef de famille, ils nourrissent les autres membres avec ce qu’ils peuvent amasser au quotidien. Les enfants des rues sont privés de quasiment tous leurs droits notamment ceux d’aller à l’école, d’avoir accès aux soins de santé, de bonnes conditions d’habitations etc.

Cette chanson met en scène Buteau Jean Garmel enfant des rues. La petite amie de K-Dilak a perdu son téléphone portable, puis Buteau l’a retrouvé. Paradoxalement, K-Dilak voulant parler à sa dulcinée l’a appelée et est tombé sur l’enfant des rues, Buteau. C’est à ce moment-là que le gamin s’est mis à lui évoquer les misères des enfants des rues. Fins connaisseurs des difficultés, misères et peines des enfants des rues, les deux artistes exhortent les autorités à prendre leurs responsabilités auprès de cette catégorie qui représente un danger potentiel pour la société en générale.

C’est un grand défi auquel fait face notre société, les enfants ne bénéficient d’aucune politique publique visant à leur permettre d’avoir une vie épanouie comme tous les autres enfants des pays avancés. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) du 20 Novembre 1989, ratifiée par le parlement haïtien, le 23 Décembre 1994 et publiée dans le Moniteur le 11 Mars 1995, n’est, à l’évidence, pas respectée.

Les garanties sur le droit à l’éducation et sur la famille octroyées par la Constitution du 29 mars 1987 amendée en 2011 sont-elles pleinement accordées aux enfants haïtiens? Un coup d’œil furtif dans les rues fournit amplement la réponse.

Billy Gervé

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