Le gang « 400 mawozo » exige la somme de 17 millions de dollars pour libérer les 16 citoyens américains et le Canadien, kidnappé le weekend écoulé. L’information a été diffusée mardi 19 octobre 2021 par la chaine américaine CNN, citant les déclarations d’un haut fonctionnaire haïtien faites à Wall Street Journal. Entretemps, le Ministre haïtien de la Justice, Liszt Quitel informe que les otages se trouvent en dehors de La Croix-des-Bouquets, et confirme que des négociations sont en cours avec les gangs.

17 millions de dollars US. La rançon exigée par les ravisseurs choque et provoque des réactions ici aux Etats-Unis. « Pour les 16 missionnaires américains incluant 5 enfants et 1 Canadien retenus, les gangs exigent 1 million par otage », a écrit le Wall Street Journal, citant la déclaration d’un haut fonctionnaire haïtien, dont l’identité n’a pas été révélée.

Alors que les kidnappeurs appuient très fort sur l’accélérateur, les pourparlers se poursuivent. « Le FBI et la Police haïtienne sont en contact avec les ravisseurs, et les négociations pourraient prendre des semaines », a déclaré le Ministre haïtien de la Justice et de la Sécurité Publique.

Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal, Liszt Quitel a précisé lundi dernier, que les missionnaires étaient détenus dans une maison sûre, située à l’extérieur de la banlieue dirigée par les membres du groupe « 400 mawozo ». Selon le ministre, les cinq enfants américains enlevés sont un bébé de 8 mois et des mineurs âgés de 3, 6, 14 et 15 ans.

Entretemps, les recherches se poursuivent sur le terrain. « Le FBI, le Département d’État et d’autres agences américaines ont envoyé une équipe pour aider les autorités haïtiennes dans leurs efforts de négociation pour la libération des otages », lit-on dans un article de l’ABC News, citant des responsables américains.

Préoccupée par cette situation, l’administration américaine suit de très près les recherches. Lors d’une conférence de presse tenue lundi, la porte-parole de la Maison-Blanche a souligné que le président Joe Biden a été informé des enlèvements des religieux. « Le Chef de l’Etat est informé également de ce que font le département d’État et le FBI, pour ramener ces citoyens chez eux, en toute sécurité », a déclaré Jen Psaki.

De son côté, le Porte Parole du Département d’Etat précise qu’une équipe de fonctionnaires américains travaille actuellement sur le terrain conjointement avec la police nationale haïtienne. A en croire Ned Price, l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince est en contact permanent avec les autorités en Haïti, le gouvernement canadien, le groupe missionnaire Christian Aid Ministries et les familles des victimes.

« C’est une question que nous traitons avec la plus grande priorité », a dit M. Price aux journalistes, tout en refusant de dire si oui ou non les autorités américaines avaient pris contact avec les gangs.

Dans un communiqué paru lundi, le groupe missionnaire Christian Aid Ministries, basé dans l’Ohio, où les otages étaient affiliés, salue les efforts des autorités en Haïti et aux États-Unis dans le cadre de ce dossier. « Nous continuons à suivre la situation de près. Nous souhaitons que nos travailleurs soient libérés sains et saufs, mais nous souhaitons également que les ravisseurs soient transformés par l’amour de Jésus, seule véritable source de paix, de joie et de pardon», ont écrit les responsables de la mission.

Rappelons que les 16 missionnaires de nationalité américaine et un canadien ont été enlevés par le gang 400 Mawozo, alors qu’ils revenaient d’une visite dans un orphelinat dans la commune de la Croix-des-bouquets, le fief de ces malfrats.