Cela ne fait aucun doute que le peuple haïtien est la seule victime dans la lutte pour le pouvoir menée par les acteurs de l’Accord du 11 septembre et les signataires des Accords Montana/PEN.

En effet, dans un camp comme dans l’autre, les acteurs prétendent vouloir dialoguer. Pourtant, personne ne veut modifier la moindre virgule dans son agenda. D’un côté, les signataires de l’Accord du 11 septembre ne jurent que par le maintien de l’Executif bicéphale; de l’autre, les tenants de l’Accord de Montana préconisent ce qu’ils appellent « un retour à l’ordre républicain par la mise en place d’un pouvoir bicéphale ». Des vieilles positions sur lesquelles les protagonistes ne veulent pas céder. D’où, leur impossibilité évidente de dialoguer.

Toute tentative ou semblant de discussions entre l’équipe d’Ariel Henry et la bande à Magalie Comeau Denis n’est que pure perte de temps, ou tout simplement un produit destiné à la consommation de la communauté internationale.

Haïti est donc le seul pays où tout le monde prétend défendre la « cause » du peuple, mais personne ne veut se défaire des petits « intérêts personnels ». Dans ce contexte, ce n’est pas demain que la Première République noire sortira du chaos.