Sept mois après l’assassinat de Jovenel Moïse, nombreux sont les acteurs politiques et organisations de la société civile qui montent au créneau pour réclamer que justice soit rendue à l’ancien président de la République. Le Bureau de Suivi de l’Accord du 30 août 2021 (BSA), dit Accord de Montana, croit qu’il est temps que le Premier Ministre de facto Ariel Henry se mette à la disposition de la justice.

En effet, dans une note de presse publiée, ce 9 février 2022, les signataires de l’Accord de Montana s’appuient sur le rapport du RNDDH paru le 6 janvier 2022, les révélations du New York Times et plus récemment celles de CNN, et surtout après la diffusion de l’enregistrement des déclarations du juge Garry Orélien, pour exiger que le Premier Ministre contesté comparaisse devant la justice, lit-on sous la plume de Billy Doré de Hebdo24.

« Les éléments à charge s’accumulent. Le Premier ministre de fait et ses alliés locaux et étrangers ont une obligation morale et judicaire d’obtempérer », a indiqué la note signée de Magalie Comeau Denis, Jacques Ted St-Dic, Leslie Voltaire et Ernst Mathurin. 

Par ailleurs, le BSA en a profité pour attirer l’attention sur les différents actes d’assassinats et de kidnapping perpétrés durant la fin du mois de janvier et plus précisément le week-end précédant le 7 février dernier. 

« Il est temps que le pays s’affranchisse du règne de l’impunité, de la banalisation de la vie. La vie des victimes de La Saline, du Belair, de Delmas, celle de Maître Dorval, de Grégory Saint-Hilaire, d’Antoinette Duclair, de Diego Charles, compte. La vie de Jovenel Moïse compte ! Justice doit être rendue aux familles de toutes les victimes ! Les coupables doivent être identifiés et sanctionnés selon la loi », a exigé le Bureau de Suivi de l’Accord de Montana.