Julie tente d’aider depuis plus d’une semaine son mari afghan. Arrivé en France il y a seize ans, ce dernier s’est rendu début août à Kaboul pour des obsèques familiales. Malgré son titre de séjour en France, il ne parvient pas à quitter l’Afghanistan.Julie tente d’aider depuis plus d’une semaine son mari afghan. Arrivé en France il y a seize ans, ce dernier s’est rendu début août à Kaboul pour des obsèques familiales. Malgré son titre de séjour en France, il ne parvient pas à quitter l’Afghanistan.

Julie tente d’aider depuis plus d’une semaine son mari afghan. Arrivé en France il y a seize ans, ce dernier s’est rendu début août à Kaboul pour des obsèques familiales. Malgré son titre de séjour en France, il ne parvient pas à quitter l’Afghanistan.

Elle ne sait toujours pas quand elle pourra le revoir. Julie (le prénom a été modifié, NDLR) vit dans l’angoisse depuis plus d’une semaine: son mari, parti en Afghanistan début août pour des obsèques familiales, ne parvient pas à quitter Kaboul où les évacuations de ressortissants étrangers et de réfugiés afghans se poursuivent.

La prise du pouvoir par les talibans a surpris l’Afghan, marié à une Française, qui devait initialement quitter le pays dimanche mais se retrouve bloqué dans la capitale. Voilà plus d’une semaine que l’armée afghane a capitulé, mais la confusion prédomine toujours aux abords de l’aéroport, seule porte de sortie du pays.

« Mon mari a décidé de se rendre à l’aéroport pour essayer de passer mais à chaque fois qu’il arrive devant la porte d’entrée les soldats américains le repoussent », raconte Julie à BFMTV, « ils le repousse vers les talibans ou la police locale, on a du mal à déterminer qui ils sont parce qu’ils ne parlent pas ».

Arrivé en France en 2004 et titulaire d’un titre de séjour valide jusqu’en 2025, son époux peine à trouver de l’aide sur place. À elle donc de s’en charger, avec le peu de moyens dont elle dispose.

Voilà plusieurs jours qu’elle multiplie les appels à l’aide adressés au gouvernement, restés sans réponse, jusqu’à ce qu’une personne du ministère des affaires étrangères la contacte. Le Quai d’Orsay a ouvert une cellule de crise dédiée au rapatriement des familles de réfugiés afghans établis en France et des personnes en danger en Afghanistan. Mais la réponse qu’a reçue Julie a été des plus décevantes.

« Elle m’a demandé si j’étais sûre que mon mari voulait vivre en France, je leur ai dit qu’ils n’avaient rien compris », déplore Julie, « ils n’ont rien compris, ils n’ont pas compris que c’est quelqu’un qui vit en France depuis des années ».

Dans la peur et dans l’attente, Julie tente aussi d’obtenir de l’aide auprès d’organismes américains et parvient malgré tout à garder contact avec son mari.

« Demain tu vas réessayer l’aéroport s’il n’y a plus de risque? », lui demande-t-elle, filmée alors par notre caméra. « Non, parce que aujourd’hui dix personnes sont mortes, j’ai écouté la télévision », lui répond-il, non sans désarroi.

Plusieurs Afghans sont morts lors d’un mouvement de foule survenu ce week-end à l’aéroport de Kaboul, a fait savoir le ministère britannique de la Défense. Un drame qui a freiné le mari de Julie à s’y rendre à nouveau. Il attend désormais un feu vert des autorités pour retenter sa chance.

Mais le temps semble aussi être compté. Le retour des talibans a pris de court tout le monde et entraîné la fermeture des agences bancaires. Le mari de Julie ne dispose de plus beaucoup d’argent, il mange peu et commence à manquer de médicaments pour un traitement qu’il suit, en France.