L’ancien tireur d’élite, qui a éliminé Oussama Ben Laden en 2011, était l’invité de BFMTV ce dimanche soir. Il ne mâche pas ses mots contre l’administration de Joe Biden, qu’il tient responsable de la mort de treize soldats américains dans l’attentat de Kaboul jeudi.L’ancien tireur d’élite, qui a éliminé Oussama Ben Laden en 2011, était l’invité de BFMTV ce dimanche soir. Il ne mâche pas ses mots contre l’administration de Joe Biden, qu’il tient responsable de la mort de treize soldats américains dans l’attentat de Kaboul jeudi.

L’ancien tireur d’élite, qui a éliminé Oussama Ben Laden en 2011, était l’invité de BFMTV ce dimanche soir. Il ne mâche pas ses mots contre l’administration de Joe Biden, qu’il tient responsable de la mort de treize soldats américains dans l’attentat de Kaboul jeudi.

Trois jours après l’attentat à l’aéroport de Kaboul qui a tué une centaine de personnes, dont treize soldats américains, l’homme qui a tué Ben Laden en 2011 ne cache pas sa colère.

Invité de BFMVSD ce dimanche, Robert O’Neill, ancien membre des Navy Seals, unité d’élite de l’armée américaine, s’est dit « profondément choqué » par la situation en Afghanistan. Et ne mâche pas ses mots contre l’administration de Joe Biden, qu’il tient responsable.

En apprenant la mort des militaires américains, Robert O’Neill confie avoir « été très triste parce que c’était prévisible, évitable et injustifié ». « Ça m’a brisé le coeur car ça n’aurait pas dû se passer comme ça. C’est ce qui arrive quand on laisse des politiques prendre les décisions. Les avocats et politiques ne doivent pas faire la guerre, ce sont les soldats qui font la guerre », a-t-il affirmé sur notre antenne.

Aux origines de la débâcle américaine d’après lui, le retrait des troupes de la base de Bagram, à l’extérieur de Kaboul. « Les politiques ont décidé que nous devions la quitter, ce qui a été la plus grande erreur dans l’histoire moderne du combat. Nous avons retiré nos troupes, tout le monde aurait pu voir que ça allait arriver. Les politiques sont des imbéciles et ont causé la mort beaucoup de gens. Les gens en costume ne savent pas ce qu’ils font », tempête-t-il.

Pour autant, pour l’ancien tireur d’élite, « quitter l’Afghanistan n’était pas une mauvaise décision, je pense qu’on aurait dû le faire depuis 2005 ». « Mais il aurait fallu laisser une présence là-bas. (…) On aurait dû négocier avec les talibans et il aurait fallu des règles mais en aucun cas il aurait fallu retirer nos troupes. Je suis choqué que personne n’ait démissionné ou se soit fait virer, c’est une insulte à tous les soldats qui y ont combattu et à la coalition. Toutes les forces sur place devraient se sentir insultées », bouillonne-t-il.

Alors que le secrétaire d’État américain Antony Blinken a annoncé plus tôt dans la journée qu’il restait environ 300 ressortissants Américains à évacuer de Kaboul, Robert O’Neill affirme qu’il est « possible » de les faire sortir. « Garantir leur sécurité à 100%, ce n’est plus une option, mais nous pouvons le faire. La coalition internationale peut le faire », ajoute-t-il.

Interrogé sur les raisons du départ imminent des Américains, prévu le 31 août, l’ancien militaire s’emporte. C’est « à cause des promesses de campagne de Joe Biden qui n’a jamais pris de bonnes décisions en matière de politique étrangère et qui est mal conseillé. Il a du sang sur les mains (…) Il espère que tout le monde oubliera. Les 13 familles n’oublieront pas », promet-il.

Pour ce vétéran, avec le retour des talibans, l’Afghanistan redeviendra l’une des plaques tournantes du terrorisme. « Il y aura des camps (…) Et avec les flux de réfugiés, sur 100 bonnes personnes, il y a un risque qu’un terroriste rentre. Il y aura des attentats aux États-Unis et en Europe à cause des politiques », redoute-t-il pour conclure.