Parmi les membres du nouveau gouvernement, Sirajuddin Haqqani est nommé à l’Intérieur. Considéré comme un terroriste par les États-Unis, il est recherché par le FBI.Parmi les membres du nouveau gouvernement, Sirajuddin Haqqani est nommé à l’Intérieur. Considéré comme un terroriste par les États-Unis, il est recherché par le FBI.

Parmi les membres du nouveau gouvernement, Sirajuddin Haqqani est nommé à l’Intérieur. Considéré comme un terroriste par les États-Unis, il est recherché par le FBI.

Mohammad Hassan Akhund va prendre la tête du gouvernement intérimaire afghan, a annoncé mardi soir le principal porte-parole des talibans plus de trois semaines après la prise de pouvoir par le mouvement islamiste.

Originaire de Kandahar (ville du Sud du pays) il est l’un des fondateurs du mouvement, un leader religieux plus que militaire. Il était le chef de l’Assemblée des talibans (Shura) basée au Pakistan à Queta pendant l’intervention américaine, mais aussi ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de 1996.

Le cofondateur des talibans Abdul Ghani Baradar sera lui numéro deux du nouvel exécutif, a précisé Zabihullah Mujahid lors d’une conférence de presse à Kaboul. Écouté par les différentes factions talibanes qui le respectent, Abdul Ghani Baradar a notamment conduit les négociations de Doha avec les Américains ayant mené au retrait des forces étrangères du pays.

Parmi les autres nominations annoncées mardi soir, celles du mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, au poste de ministre de la Défense, et de Sirajuddin Haqqani, chef du réseau Haqqani (groupe armé islamiste) à l’Intérieur. Ce dernier est considéré comme un terroriste par les États-Unis et fait partie des personnes les plus recherchées au monde par le FBI. Sur la page du service fédéral, il est encore inscrit que toute information pouvant mener à son arrestation sera recompensée de 5 millions de dollars.

Amir Khan Muttaqi, négociateur taliban à Doha, a lui été nommé à la tête du ministère des Affaires étrangères. Le Sheikh Haibatullah Akhundzada, chef religieux des talibans, devient le dirigeant suprême de l’Émirat islamique d’Afghanistan.

« Le gouvernement n’est pas au complet », a souligné Zabihullah Mujahid, assurant que son mouvement, qui a promis un exécutif « inclusif », allait essayer de « prendre des gens d’autres régions du pays. »

Le porte-parole des talibans a également décrèté l’interdiction des manifestations en Afghanistan, ainsi que l’interdiction pour les journalistes de filmer les manifestations.

Les talibans ont tiré en l’air mardi à Kaboul pour disperser de nouvelles manifestations dénonçant notamment leur violente répression dans le Panchir, après avoir averti la veille qu’ils ne toléreraient plus aucune contestation de leur pouvoir. Plusieurs journalistes qui couvraient les manifestations ont indiqué avoir été arrêtés, molestés ou avoir eu leur matériel confisqué par des combattants talibans.

Le Panchir, où se trouvait la dernière poche de résistance armée au régime, « est très sécurisé maintenant, il n’y a pas de guerre », a assuré le porte-parole taliban.

De retour au pouvoir vingt ans après en avoir été chassés par une coalition emmenée par les États-Unis, les talibans sont attendus au tournant par la communauté internationale qui a prévenu qu’elle jugerait le mouvement islamiste sur ses actes. Ses promesses, notamment en matière de respect des droits des femmes peinent à ce stade à convaincre.