L’accusée, soupçonnée d’un quadruple meurtre et de trois tentatives, a été placée depuis les faits dans un établissement de soins psychiatriques en raison de signes « évidents » de troubles mentaux.L’accusée, soupçonnée d’un quadruple meurtre et de trois tentatives, a été placée depuis les faits dans un établissement de soins psychiatriques en raison de signes « évidents » de troubles mentaux.

L’accusée, soupçonnée d’un quadruple meurtre et de trois tentatives, a été placée depuis les faits dans un établissement de soins psychiatriques en raison de signes « évidents » de troubles mentaux.

Le procès d’une aide-soignante souffrant apparemment de problèmes psychiques et jugée pour avoir tué à coups de couteau, en avril, quatre pensionnaires d’un centre pour handicapés, a débuté mardi en Allemagne.

Ines Andrea R., 52 ans, soupçonnée d’un quadruple meurtre et de trois tentatives, a été placée depuis les faits dans un établissement de soins psychiatriques en raison de signes « évidents » de troubles mentaux, selon le parquet.

Le procès, qui doit durer au moins jusqu’à début décembre, se tient au tribunal de Potsdam, dans le sud de Berlin où s’est déroulé ce fait divers qui avait secoué le pays.

Elle est accusée d’avoir, le 28 avril, poignardé à mort deux femmes et deux hommes âgés de 31 à 56 ans. Elle s’en est prise aussi à trois autres personnes, blessant grièvement une femme de 43 ans. La police avait alors fait état de blessures causées par « l’emploi d’une violence intense, extrême ».

Pour la procureure, il s’agit sans conteste d’un acte délibéré, même si son auteur présumée ne peut sans doute pas être déclarée entièrement responsable de ses actes en raison de sa santé mentale.

L’accusée s’était en effet assurée que ses deux collègues ce soir là étaient occupés à d’autres tâches avant de s’attaquer aux pensionnaires, dont elle savait de surcroît « qu’ils ne pouvaient pas se défendre », a-t-elle déclaré.

Sans livrer à ce stade de détail sur ce qui l’a poussé à commettre le massacre, Ines Andrea R., mère de deux fils dont l’un est lourdement handicapé, a raconté avoir toujours voulu être infirmière mais avoir souffert de nombreuses années de troubles psychiques.

« Je me suis recroquevillée à la maison. Je ressentais une grande tristesse et de la peur face à la vie, dès l’âge de 5 ans », a-t-elle assuré, parlant aussi d’une relation difficile avec sa mère.

L’établissement, nommé Thusnelda-von-Saldern-Haus, est spécialisé dans l’accueil et le soutien aux personnes souffrant de handicaps physiques ou mentaux, notamment des non-voyants ou des autistes.

Quelque 65 personnes vivent dans cette structure qui emploie plus de 80 personnes. Le site, géré par un prestataire diaconal de services spécialisés dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi notamment, inclut des logements, écoles et ateliers de travail.