Le dimanche 18 décembre 2022, le journaliste Francklin Tamar a été assassiné par des hommes armés qui ont eu le temps de prendre la fuite après leur forfait. Un neuvième journaliste haïtien tué durant l’année 2022. En réaction, l’Association Interaméricaine dit condamner ce meurtre. Elle exhorte les dirigeants latino-américains à travailler de commun accord pour freiner ces séries d’assasinats spectaculaires qui s’aggravent au cours de l’année 2022.

Vingt quatre heure après l’assassinat crapuleux du journaliste Francklin Tamar, le président de l’association interaméricaine de la Presse, M. Michael Greenspon, dit condamné ce crime, en envoyant toutes ses sympathies à la famille et aux collègues du défunt.

« Nous pleurons la mort d’un autre journaliste haïtien, qui démontre une fois de plus les risques de violence auxquels sont exposés les communicateurs en Haïti, qui ont été victimes d’attaques et d’abus de la part de gangs, de manifestants et de la police », a indiqué M. Greenspon avant d’exhorter aux autorités à enquêter avec un sentiment d’urgence et de responsabilité sur ce cas récent ainsi que les huit autres cas de journalistes tués cette année en Haïti.

Au moins quarante (40) journalistes ont été tués cette année dans la région, si l’on peut croire les chiffres publiés par les différentes associations de journalistes de l’Amérique. En 2022, vingt (20) journalistes sont tués au Mexique, neuf (9) en Haïti, trois (3)en Colombie, trois (3) au Honduras, deux (2) en Équateur et un (1) dans chacun de ces pays: Brésil, Chili, États-Unis, Guatemala et Paraguay.

A rappeler que Franklin Tamar, âgé de 38 ans, animait les émissions « Konpa Konpa » et « Samedi culture » sur Radio Solidarité.
Il était professeur et détenteur d’un diplôme en sciences juridiques.

Richarson Bigot
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