L’autoroute belge A601 fait office de décharge depuis plusieurs semaines. Désaffectée depuis 2015, elle accueille désormais des déchets issus des inondations meurtrières survenues en juillet dernier.L’autoroute belge A601 fait office de décharge depuis plusieurs semaines. Désaffectée depuis 2015, elle accueille désormais des déchets issus des inondations meurtrières survenues en juillet dernier.

L’autoroute belge A601 fait office de décharge depuis plusieurs semaines. Désaffectée depuis 2015, elle accueille désormais des déchets issus des inondations meurtrières survenues en juillet dernier.

Elle était surnommée « l’autoroute fantôme », elle est désormais appelée « l’autoroute de l’horreur » dans la presse belge. L’A601, une ancienne autoroute belge désaffectée depuis 2015, sert désormais à une toute autre mission que celle de voie de circulation, comme a pu le constater BFMTV. Un tronçon long d’une dizaine de kilomètres permet de stocker provisoirement les déchets issus des dégâts engendrés par les inondations de juillet dernier.

Des décombres provenant de maisons de sinistrés et qui se comptent en tonnes. Entassés le long de la voie, les déchets de dizaines de milliers de sinistrés ont été déposés ici en raison de l’engorgement des centres de traitement de déchets, tous saturés après la catastrophe naturelle.

Problème: si plusieurs kilomètres ont déjà pu être dégagés, le mélange de déchets ne fait que ralentir le recyclage. Hydrocarbures, planches de bois qui pourrissent, tondeuse, fils électriques, meubles, vélos, tétines, médicaments… Même des effets personnels se trouvent dans ces amas d’objets.

« La région a décidé de réinvestir le site de l’A601 pour plusieurs raisons », a expliqué à l’Écho Jean-Jacques De Paoli, responsable chez Intradel (l’intercommunale de gestion des déchets), « il n’y a pas de riverains, donc que de faibles nuisances, et l’accessibilité y est très aisée pour les camions, contrairement au Wérihet où ceux-ci frôlaient les maisons. »

Le site a d’ailleurs été rapidement placé sous surveillance par les autorités belges, comme le confirme Jacques Duchateau, journaliste pour L’Avenir, auprès de BFMTV.

« À l’époque, il y avait encore une dizaine de personnes portées disparues et clairement les autorités craignaient que des voleurs de métaux puissent retrouver des cadavres ou des parties de cadavre parmi les déchets », nous explique-t-il. « Il va falloir des mois voire des années pour tout évacuer. »

Le traitement des déchets a déjà commencé depuis quelques semaines, mais les incinérateurs et les cimenteries craignent la présence de substances dangereuses parmi les détritus, qui pourraient mettre en danger leurs équipes ou endommager leurs équipements.