Ce lundi marque le « Freedom Day » au Royaume-Uni, c’est-à-dire la levée des dernières restrictions anti-Covid-19. Pourtant, non seulement l’épidémie ne s’y est pas éteinte, mais elle est même en pleine flambée. Voici la situation locale en quelques chiffres et statistiques.Ce lundi marque le « Freedom Day » au Royaume-Uni, c’est-à-dire la levée des dernières restrictions anti-Covid-19. Pourtant, non seulement l’épidémie ne s’y est pas éteinte, mais elle est même en pleine flambée. Voici la situation locale en quelques chiffres et statistiques.

Ce lundi marque le « Freedom Day » au Royaume-Uni, c’est-à-dire la levée des dernières restrictions anti-Covid-19. Pourtant, non seulement l’épidémie ne s’y est pas éteinte, mais elle est même en pleine flambée. Voici la situation locale en quelques chiffres et statistiques.

Même repoussée d’un mois, même avec un Boris Johnson et son ministre des Finances Rishi Sunak à l’isolement car cas contacts du ministre de la Santé Savid Javid, positif, la levée totale des dernières restrictions a fini par avoir lieu au Royaume-Uni. Plus d’obligation du port du masque dans les magasins ou les transports, plus de jauge en intérieur. Ce lundi 19 juillet marque en effet le « Freedom Day » officiel, initialement prévu le 21 juin dernier mais différé en raison de la flambée des infections dues au variant Delta.

Car tel est bien le tableau, si contrasté, du Royaume-Uni ces jours-ci: une embellie de la vie quotidienne découlant d’un acte de volontarisme politique qui se présente comme inflexible et compte à la fois sur la saison et l’immunité collective, et une situation de plus en plus délétère au plan sanitaire, où l’on atteint désormais les 50.000 nouveaux cas de Covid par jour.

Plus précisément, sur la dernière semaine, la base de données compilée par le site Météo Covid a chiffré à 45.527 le nombre de cas quotidiens en moyenne, soit un bond de 45% par rapport à la semaine précédente. Et l’augmentation est continue depuis à présent près de deux mois. Le taux d’incidence national est jaugé à 478 cas pour 100.000 habitants. C’est beaucoup surtout si l’on compare: en France, nous en sommes à 63 cas pour 100.000 habitants, une valeur déjà supérieure à notre seuil d’alerte (50 cas pour 100.000 habitants, barre que nous dépassons dans 37 départements depuis le 12 juillet dernier).

On le sait, en revanche, la vaccination est allée bon train au Royaume-Uni et 87% de la population adulte a reçu au moins une première dose, selon le gouvernement, qui évalue à 68% la part de la population ayant reçu la deuxième dose.

Dans les hôpitaux, on recense 3964 patients souffrant du Covid-19 et admis à ce titre et ils sont 551 patients en réanimation, toujours d’après le site du gouvernement britannique. Alors qu’elles étaient restées très basses depuis la fin mars, ces deux courbes ont entamé une remontée il y a environ trois semaines. Le pic d’hospitalisations britannique lors de la troisième vague était parvenu à toucher plus de 39.000 personnes le 18 janvier.

Le contingent des morts emportés par le virus évolue peu en revanche. On a déploré 25 morts dimanche. Si les pertes oscillent toutefois un peu à la hausse ces derniers jours, elles demeurent donc globalement stables et à un niveau très bas depuis le 25 mars dernier.

Mais le Royaume-Uni est un attelage de nations aux réalités différentes. Il faut donc examiner chacune d’entre elles séparément pour mieux saisir ces situations différenciées. La hausse des cas est plus marquée en Angleterre par rapport aux autres pays. Au Pays de Galles, la courbe des hospitalisations n’a elle pas bougé, malgré la hausse des cas.

Les meilleurs signaux, toutefois, viennent plutôt d’Écosse. C’est en effet la seule nation où une baisse continue du nombre de cas est observée, après un pic le 30 juin. Vendredi, on relevait ainsi une moyenne de 2111 cas quotidiens sur les sept derniers jours, d’après ce site officiel, contre 3304 deux semaines auparavant. Il convient de noter qu’en Écosse, le nombre de cas avait augmenté plus tôt, dès début mai. À l’hôpital, après un mois de hausse marquée, un plateau est observé depuis le 6 juillet, autour d’un nombre d’admissions légèrement inférieur à 100 au quotidien. Cependant, ces statistiques, certes basses, s’inscrivent sur la toile de fond d’une population totale peu nombreuse, avec 5,5 millions de ressortissants.