Une étude avait été menée sur près de 50.000 participants à trois festivals en Catalogne début juillet, et le nombre de personnes contaminées à leur issue est plus élevé que ce qui était attendu.Une étude avait été menée sur près de 50.000 participants à trois festivals en Catalogne début juillet, et le nombre de personnes contaminées à leur issue est plus élevé que ce qui était attendu.

Une étude avait été menée sur près de 50.000 participants à trois festivals en Catalogne début juillet, et le nombre de personnes contaminées à leur issue est plus élevé que ce qui était attendu.

Les résultats d’une étude menée sur trois concerts tests en Catalogne (Espagne), ont été diffusés dans la presse espagnole mardi, et n’apportent pas de bonnes nouvelles quant aux contaminations Covid-19 lors de grands événements.

Le Vida Festival (1er au 3 juillet), le Canet Rock (2 juillet) et le Cruïlla (du 8 au 10) ont fait l’objet d’une étude menée par le département de la Santé catalan. Sur 49.570 personnes étudiées participant à ces événements, 2279 se sont retrouvées positives dans les deux semaines suivantes, rapporte El Periodico. Un chiffre bien plus important que dans le groupe test (1292).

466 participants à l’étude ont été testés positifs au Vida Festival, 956 au Canet Rock, et 857 à la Cruïlla. Dans les groupes de contrôle associés à chaque événement – qui ne se sont donc pas rendus au festival – ces chiffres sont de 197, 524 et 571, détaille El Pais.

Les autorités sanitaires avaient prévu que le chiffre total de personnes positives dans le premier groupe dépasserait d’un peu plus de cent celui du groupe contrôle. Le chiffre de 1437 avait été donné. Le bilan final surpasse donc de 842 les projections.

Alors que l’Espagne connait une remontée du nombre de cas de Covid-19 ces derniers jours – les autorités françaises déconseillent même de s’y rendre – la possibilité que ces événements aient contribué à la propagation du virus est sur la table.

Lors de la présentation de l’étude, la secrétaire générale de la Santé publique Carmen Cabezas a déclaré, que ces personnes « avaient contribué à la transmission. Mais avec 842 cas de plus que prévu, on ne peut pas dire qu’il s’agissait d’événements hypercontaminants ».

Elle a souligné que déjà à l’époque de ces festivals, le niveau de contaminations était en pleine remontée en Espagne et en Catalogne, avec plus de 3000 personnes testées positives par jour dans la région. Il est ainsi possible que les festivaliers se soient contaminés en-dehors de l’événement.

À cette période, « il y avait de nombreux autres événements, tels que les épidémies de Majorque et de Minorque, et les fêtes de fin d’année » scolaire. Selon elle, les festivals ont apporté « une contribution de plus, parmi tant d’autres ».

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la propagation plus forte que prévue du Covid-19 lors de ces festivals. D’une part, pour entrer, il était nécessaire de présenter un test antigénique négatif, or il est possible que certains tests n’aient pas correctement fonctionné, présentant des faux négatifs, car il ne sont pas à 100% fiables.

D’autre part, si le port du masque était obligatoire pendant l’événement, ce geste barrière, tout comme la distanciation sociale, sont difficiles à faire respecter note El Pais.

Enfin, dans l’étude, il est noté que 271 participants se sont rendus au festival alors qu’ils avaient obtenu un test positif dans les 10 jours précédents, souligne un communiqué du gouvernement catalan. Il n’est toutefois pas expliqué comment ils ont pu rentrer dans le festival avec ce résultat.

Les autorités sanitaires rappellent la nécessisté de s’isoler en cas de test positif, ou de cas contact, mais également de respecter les gestes barrières. La secrétaire générale de la Santé Publique a assuré que des mesures ont déjà été prises pour que ce type d’événement musical puisse se faire à l’avenir, avec plus de règles, pour éviter les contaminations.

En France, un concert test organisé fin mai à Paris avec le groupe Indochine, avait donné des résultats plus encourageants. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait conclu à « l’absence de sur-risque d’infection » au Covid-19 à la suite de l’événement.