En plus de tous les dégâts qu’il cause sur la santé mentale et le risque de suicide, le harcèlement pousserait aussi à des comportements plus sédentaires chez les enfants et les adolescents, selon une récente méta-analyse. 

Plus d’un adolescent sur trois serait victime de harcèlement. Un peu moins de un sur cinq subirait du cyber-harcèlement. Le harcèlement se définit comme le processus par lequel un individu est exposé de façon répétée et à travers le temps à des actions intentionnelles nuisibles ou négatives de la part d’autres individus.

Selon les Centres de prévention et de contrôle des maladies américains (CDCCenters for Disease Control and Prevention), le harcèlement impacte négativement la réussite scolaire des enfants, leur sommeil et accroît la dépression, leur sensation de solitude, d’anxiété et leurs envies suicidaires. C’est donc à la fois un problème social et de santé publique majeur. Outre ces dégâts déjà colossaux, la pratique d’une activité physique serait également considérablement entravée par le harcèlement selon une nouvelle méta-analyse publiée dans International Journal of Behavior and Physical Activity

En regroupant dix-huit études transversales incluant près de 400.000 adolescents, les chercheurs ont pu déterminer si le harcèlement était corrélé au niveau d’activité physique. Ils ont constaté que les enfants qui étaient victimes de harcèlement étaient plus susceptibles de ne pas suivre les recommandations en matière d’activité physique et plus enclins à adopter de façon excessive des comportements sédentaires.

Plusieurs explications sont possibles pour interpréter ces résultats : le harcèlement survient lors d’activités qui sont moins sous la surveillance des adultes, et les jeux et l’activité physique en font partie ; les enfants qui ont des problèmes de motricité peuvent souffrir de harcèlement à cause de ces problèmes et, dans le même temps, ne pas pratiquer d’activité physique à cause de ces derniers. Ici, l’activité physique et le harcèlement seraient reliés à ce que l’on appelle un facteur de confusion qui influence les deux variables.

Dans tous les cas, un cercle vicieux se met en place où l’enfant perd progressivement sa confiance en lui concernant ses capacités physiques, cela l’inciterait d’autant plus à fuir ce type de pratique. Aussi, l’excès de comportement sédentaire peut compromettre le développement de l’enfant et celui de ses compétences sociales, ce qui le rendrait d’autant plus vulnérable aux harcèlements. 

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