Une technosignature, c’est un signal émis par une technologie. En extrapolant, par une civilisation intelligente. C’est pourquoi les chercheurs les scrutent à travers la Voie lactée. En quelques heures seulement, ils viennent d’en détecter plus de 26 millions ! D’où proviennent-elles ?

Parmi les outils déployés par les scientifiques dans l’espoir de trouver des civilisations extraterrestres intelligentes quelque part dans la Voie lactée, il y a celui qui consiste à chercher des signaux émis par leurs technologies. Des technosignatures, comme disent les chercheurs. Des astronomes de l’université de Californie rapportent aujourd’hui en avoir détecté plus de 26 millions en dirigeant le Green Bank Telescope vers 31 étoiles similaires à notre Soleil !

Après analyse toutefois, les chercheurs concluent que pas une seule de ces technosignatures ne provient en réalité d’une civilisation lointaine. Toutes sont d’origine… terrestre ! Ce que les astronomes qualifient d’interférences radioélectriques (RFI) émises par nos satellites, nos avions, nos systèmes de communication, nos téléphones mobiles ou même, nos fours à micro-ondes.

Alors que le message envoyé par le radiotélescope d’Arecibo en 1974 à destination d’une potentielle civilisation extraterrestre continue sa route dans l’espace, les astronomes tentent d’identifier des technosignatures qui signaleraient la présence de civilisations extraterrestres intelligentes. © @ProfAbelMendez, Twitter

Une déception, d’une part. Mais une satisfaction d’autre part. Car l’étude a au moins permis aux chercheurs d’affiner leurs algorithmes. Les RFI, en effet, sont susceptibles d’obscurcir les potentiels signaux que nous pourrions recevoir d’une civilisation extraterrestre. Compte-tenu de la quantité colossale de données à traiter — les 26 millions de technosignatures ont été enregistrées en seulement quatre heures d’observation –, mieux vaut pouvoir compter sur un excellent taux de détection des signaux.

Ainsi, sur 26.631.913 technosignatures, 26.588.893 ont immédiatement été classées parmi les interférences radioélectriques par les algorithmes. Soit pas moins de 99,84 %. Mais il en restait toujours 43.020 à trier. Comme la plupart tombaient dans la fourchette des RFI, elles ont été classées comme telles. Et les chercheurs ont étudié ensuite un à un les 4.539 signaux restants. Tous provenant de plusieurs directions du ciel et donc, selon eux, indéniablement issus de sources anthropiques.

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