La foudre est l’un des phénomènes naturels les plus fascinants qui existent. Un phénomène sur lequel les Hommes n’ont a priori pas d’emprise. Mais des chercheurs défient aujourd’hui la nature avec une idée folle : parvenir à contrôler la foudre pour choisir son lieu d’impact.

Il y a presque un an maintenant, l’Australie a été victime de méga incendies dévastateurs. Beaucoup d’entre eux ont été allumé par des impacts de foudre. Un scénario qui se répète souvent aussi en Californie. Et c’est notamment dans l’espoir de limiter ce risque que des chercheurs de l’université nationale d’Australie et de l’université de Nouvelle-Galles du Sud, entre autres, étudient des moyens de guider la foudre.

Ils annoncent aujourd’hui être capables de contrôler la trajectoire et la direction de la foudre grâce à un faisceau laser tracteur. Comment ? En copiant le processus à l’origine de la foudre. Pour mieux comprendre, rappelons que le phénomène est la manifestation d’une décharge électrique entre un point chargé positivement au sol et un point chargé négativement dans un nuage d’orage. Suivant le chemin tracé par des gaz ionisés plus conducteurs que l’air qui les entoure.

Les chercheurs, donc, ont reproduit ces conditions en laboratoire. Très simplement d’abord, à partir de deux plaques conductrices chargées. Puis en introduisant des microparticules de graphène – piégée et chauffées par un rayon tracteur – dont l’excellente conductivité électrique est susceptible de tracer le chemin parfait pour libérer la décharge et l’orienter à souhait. Si le système n’a pas encore été testé sur le terrain, les résultats obtenus en laboratoire sont encourageants. Il semble pouvoir fonctionner sur de longues distances et ne nécessiter qu’un laser de faible puissance. Mais pour réellement contrôler la foudre, les chercheurs devront trouver le moyen de dissiper en toute sécurité, l’énergie colossale qu’elle dégage.

Au-delà de son application sur le contrôle de la foudre, le système pourrait plus rapidement servir notamment à des techniques de fabrication ou encore à la médecine. Pour éliminer soigneusement des tissus cancéreux, par exemple, et sans avoir à recourir à une chirurgie invasive. Comme avec une sorte de scalpel de lumière

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