La Russie est en proie à une recrudescence massive des cas de Covid-19 sur son sol. En conséquence, alors que les seniors russes traînent les pieds à l’idée de se faire vacciner, la mairie de Moscou a décrété le reconfinement à compter de ce lundi et pour quatre mois de sa population de plus de 60 ans non-vaccinée, ainsi que des malades chroniques.La Russie est en proie à une recrudescence massive des cas de Covid-19 sur son sol. En conséquence, alors que les seniors russes traînent les pieds à l’idée de se faire vacciner, la mairie de Moscou a décrété le reconfinement à compter de ce lundi et pour quatre mois de sa population de plus de 60 ans non-vaccinée, ainsi que des malades chroniques.

La Russie est en proie à une recrudescence massive des cas de Covid-19 sur son sol. En conséquence, alors que les seniors russes traînent les pieds à l’idée de se faire vacciner, la mairie de Moscou a décrété le reconfinement à compter de ce lundi et pour quatre mois de sa population de plus de 60 ans non-vaccinée, ainsi que des malades chroniques.

Les Moscovites les plus âgés non-vaccinés sont tous appelés à rentrer chez eux à partir de ce lundi et pour les 120 jours à venir. En effet, alors que la Russie est frappée de plein fouet par une nouvelle vague de Covid-19 – dimanche, d’après l’OMS, 1069 de ses citoyens ont été emportés par le fléau, des pertes portant le bilan total officiel à 231.669 morts -, le maire de la capitale a décrété le reconfinement de ses administrés de plus de 60 ans ainsi que des malades chroniques. Et ce, pour quatre mois. La mesure prend effet dès ce lundi.

Parallèlement, comme le précise ici Ouest France, il a fixé un cap serré aux entreprises de son territoire: veiller à ce que 80% de leurs salariés soient vaccinés au 1er janvier prochain, et contraindre les autres au télétravail.

Ce tour de vis s’explique par le scepticisme voire l’hostilité des Russes devant la vaccination. Ainsi, comme le note le quotidien de la façade Atlantique, on ne compte que 33% d’individus ayant achevé leur schéma vaccinal. Ce taux atteint même les deux tiers parmi les plus de 60 ans, selon une donnée avancée par le correspondant de Radio France à Moscou ce lundi matin.

Il semble que la raideur de cette génération, pourtant la plus vulnérable au virus, tienne à ce qu’elle se sente particulièrement échaudée par le souvenir de décennies de contre-vérités de sa classe politique. Dans un reportage diffusé dans la matinée sur France Inter, Anastasia, 64 ans, a justifié ainsi sa volonté – et celle de nombreuses personnes de sa tranche d’âge – de ne pas se faire vacciner: « La plupart des gens n’ont pas confiance, ils ont peur, il sont trop habitués aux mensonges. Ils ne croient plus le pouvoir ».

Prenant la mesure de la situation, Vladimir Poutine donne de sa personne. Au point que s’adressant mercredi dernier à la population, il a semblé prendre des accents plaintifs pour la convaincre, comme le montre cette traduction de son intervention par RFI:

« Nous n’avons que deux possibilités dans cette période: tomber malade ou se faire vacciner. Mais pourquoi attendre d’être malade et subir de lourdes conséquences? S’il vous plaît, soyez responsables. Prenez les mesures nécessaires pour protéger votre santé et celle de vos proches. »

Et il n’en reste pas là. Le président russe a décidé de mettre tout le pays – salariés et fonctionnaires – en congés payés pour une semaine du 30 octobre (samedi) au 7 novembre prochains. Cet arrêt forcé débutera même deux jours auparavant à Moscou.

Toutefois, Vladimir Poutine a lui-même mis un certain temps à se faire à l’idée du vaccin. Il avait ainsi attendu le mois de mars 2021 pour satisfaire à une première injection. Sans qu’on sache d’ailleurs s’il avait reçu une dose du vaccin local, Spoutnik V, remarque encore RFI.