Les présidents américain et français Joe Biden et Emmanuel Macron se sont retrouvés ce vendredi à Rome, à l’ambassade française près le Saint Siège, pour leur première rencontre en personne depuis la grave crise autour d’un contrat de sous-marins. Les deux dirigeants ont joué l’apaisement, tout en réaffirmant l’importance de leur collaboration.Les présidents américain et français Joe Biden et Emmanuel Macron se sont retrouvés ce vendredi à Rome, à l’ambassade française près le Saint Siège, pour leur première rencontre en personne depuis la grave crise autour d’un contrat de sous-marins. Les deux dirigeants ont joué l’apaisement, tout en réaffirmant l’importance de leur collaboration.

Les présidents américain et français Joe Biden et Emmanuel Macron se sont retrouvés ce vendredi à Rome, à l’ambassade française près le Saint Siège, pour leur première rencontre en personne depuis la grave crise autour d’un contrat de sous-marins. Les deux dirigeants ont joué l’apaisement, tout en réaffirmant l’importance de leur collaboration.

« Ce qu’il s’est passé a été maladroit ». Les chefs de l’État américain et français Joe Biden et Emmanuel Macron ont échangé quelques minutes face à la presse ce vendredi soir à la Villa Bonaparte, l’ambassade de France près le Saint-Siège, à Rome. La rencontre, en marge du G20 qui se tient dans la capitale italienne ce week-end, est la première en personne des deux présidents, depuis la crise des sous-marins. Cette affaire a mis à mal mi-septembre les rapports transatlantiques, après l’annonce d’une nouvelle alliance dans la zone indopacifique qui a fait perdre à Paris un important contrat de sous-marins.

Un échange téléphonique entre Emmanuel Macron et Joe Biden le 22 septembre dernier avait permis d’amorcer la détente. Ce vendredi, une nouvelle page se tourne entre les deux alliés, avec ce mea culpa du président américain, qui a aussi reconnu un manque « d’élégance » dans cette affaire. « Je veux être très clair: la France est un partenaire précieux et c’est une puissance en tant que telle, nous partageons les mêmes valeurs », a assuré le 46e président américain.

« La France savait depuis longtemps que l’accord n’allait pas être tenu, je pensais honnêtement que c’était le cas », a-t-il soutenu, en référence au mégacontrat signé entre Canberra et Paris. « Les États-Unis n’étaient pas la seule partie impliquée« , a renchéri Emmanuel Macron, appelant à « regarder vers l’avenir ».

Les chefs de l’État, qui ont multiplié sourires et poignées de main, ont donc joué la carte de l’apaisement, soulignant « des discussions très concrètes » pour amorcer « ce processus de confiance que nous bâtissons ensemble ».

Emmanuel Macron a d’ailleurs demandé à son homologue d’apporter une « clarification » de sa position sur l’Europe de la défense, tout en le remerciant de sa volonté de « collaborer » contre le terrorisme au Sahel. Signe de cette détente, « plusieurs partenariats billatéraux sur l’armement, le nucléaire, le spatial, et les technologies plus innovantes » ont été « actés », a annoncé Emmanuel Macron.

« La France est l’allié le plus loyal des États-Unis, c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes devenus un État indépendant », a martelé Joe Biden, affirmant qu’il n’y avait « aucun endroit dans le monde » où les deux pays ne peuvent pas « travailler ensemble ».

Avant de conclure: « Rien ne pourra briser notre relation. Je souhaite rester à vos côtés ».