De plus en plus, jeunes et adolescents commencent à se rendre compte qu’Haïti s’effondre jour après jour. Un peu réticents à mettre la main dans la pâte, des jeunes préfèrent passer du temps sur les réseaux sociaux au lieu de faire un faisceau pour renverser la tendance. A cet effet, Dardeley Gildwige Dorcima s’invite dans cette lutte visant à changer son pays. Ce jeune haïtien de 14 ans, à travers une composition musicale titrée « Sa n ap fè » avec BIC en featuring veut tirer la sonnette d’alarme sur la situation critique que traverse Haïti. Une chanson sortie en plein milieu de l’été est aussi accompagnée de son vidéoclip, cartonne bien dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux.

Dardeley, est un élève du collège canado haïtien. La musique, depuis sa tendre enfance a toujours été sa passion. D’ailleurs, il est pour l’instant en 3e année à l’école de musique à Sainte Trinité.
Après une collaboration en 2021 avec l’artiste Don Kato dans une chanson a tendance reggae « bagay yo anpil », le jeune Dardeley a constaté de par lui-même que ça ne bouge pas vraiment.
Il vient de tenter un autre coup, cette fois avec BIC.

«Sa n ap fè » est le cris de ces deux voix de deux générations différentes qui demandent un bien meilleur encadrement pour les orphelins, les enfants démunis, les enfants qui grandissent dans les ghettos.

«Sa n ap fè
Pou ayisyen ki pa gen batistè yo
Pou Peyizan yo vòlò Moso tè yo
Sa n ap fè
Kisa n dwe fè » s’interroge également l’artiste BIC sur ce track.

Le talentueux Dardeley est la figure de proue du groupe SOSMIZIK composé d’adolescents de moins de 20 ans.
De 2016 à nos, plus d’une dizaine de chansons ont été déjà sorties par ce groupe.
Quant à ses modèles, Dardeley a cité des noms comme Wiclef Jean, BIC, Don Kato, BélO et l’artiste américain Jason Deroulo et l’ivoirien Tiken Jah Fakoly.

Pour l’instant, un staff solide composé de M. Gilbert Dorcima, Amos Bien-aimé et Stanley encadre cette pépite de la musique haïtienne.
Admis en classe de 3e secondaire, Dorcima invite les autres adolescents à respecter leurs parents, à prendre l’école très au sérieux afin qu’ils soient partie prenante dans la lutte visant à changer ce pays.

Richarson Bigot
Richardsonwiltesbigot@gmail.com