La déportation abusive des Haïtiens par République voisine s’intensifie ces derniers temps. Plus de 14.000 Haïtiens ont été refoulés, selon les chiffres communiqués par le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR). Le gouvernement dominicain a même pris un décret interdisant aux déportés de fouler à nouveau le sol dominicain. Malgré cette lamentable situation, les autorités haïtiennes préfèrent jouir des privilèges liés à leurs fonds, en faisant fi du calvaire de leurs concitoyens.

C’est une situation catastrophique et calamiteuse pour les Haïtiens, pour la plupart illégaux, en République Dominicaine. L’Etat haïtien peine encore à se prononcer à ce sujet.
Selon le GARR, pour seulement le mois d’octobre 2022, 13801 Haïtiens ont été déportés, 8860 rapatriés, 4641 contraints d’y retourner, alors que 1500 ont été carrément refoulés.
9455 hommes, 3798 femmes, 870 garçonnets et 678 filles, ainsi sont répartis les déportés.

Ces Haïtiens déportés par l’immigration dominicaine, étaient arrivés, selon le GARR, dans des points officiels de la frontière dominicano-haïtienne comme : Belladères/Elas Piña, Wanaminthe/Dajabòn, Anse-à-Pitres/Pedenales entre autres. Jusqu’à date, aucune note officielle du gouvernement haïtien n’a été publiée en solidarité aux déportés ou pour annoncer des mesures devant les accueillir à la frontière.

Le président dominicain Luis Abinader a indiqué que son gouvernement s’activera afin d’intensifier les déportations des Haïtiens illégaux. Ainsi, Chef d’état dominicain a rejeté la demande onusienne de surseoir aux déportations massives des Haïtiens, compte tenu de la crise aiguë à laquelle Haïti fait face.

À souligner de plusieurs traits qu’en mois d’octobre, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés avait dénombré 14 000 compatriotes expulsés par la migration dominicaine.

Richardson Bigot

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