L’Alabama est l’un des États les moins vaccinés du territoire américain. Et à ce train-là, ce n’est pas près de changer. Comme l’a signalé samedi la presse américaine, il vient de perdre plus de 65.000 doses de vaccin, désormais périmées faute de bras s’offrant à la piqûre. Pendant ce temps, le nombre de cas et d’hospitalisations explosent chez les non-vaccinés.L’Alabama est l’un des États les moins vaccinés du territoire américain. Et à ce train-là, ce n’est pas près de changer. Comme l’a signalé samedi la presse américaine, il vient de perdre plus de 65.000 doses de vaccin, désormais périmées faute de bras s’offrant à la piqûre. Pendant ce temps, le nombre de cas et d’hospitalisations explosent chez les non-vaccinés.

L’Alabama est l’un des États les moins vaccinés du territoire américain. Et à ce train-là, ce n’est pas près de changer. Comme l’a signalé samedi la presse américaine, il vient de perdre plus de 65.000 doses de vaccin, désormais périmées faute de bras s’offrant à la piqûre. Pendant ce temps, le nombre de cas et d’hospitalisations explosent chez les non-vaccinés.

65.511 doses. 65.511 doses de vaccin anti-Covid-19 perdues pour l’Alabama, faute d’avoir pu trouver leur candidat à la vaccination. Et, pendant ce temps, le New York Times signale dans cet État, qui dessine une bande dans le sud-est des États-Unis, 3304 nouveaux cas de malades contaminés par le virus en moyenne par jour, et 1747 nouvelles hospitalisations toujours selon la moyenne quotidienne.

Des hospitalisations liées au Covid qui ont augmenté de 400% environ fin juillet dans ce même Alabama, selon Newsweek qui a également signalé ce gâchis de 65.511 doses. Et, bien entendu, 97% des patients locaux admis dans un établissement de santé en lien avec le Covid-19 au cours de ces semaines d’été n’étaient pas vaccinés.

Des chiffres d’autant plus accablants que l’Alabama est en soi l’un des États les moins vaccinés de tout le territoire américain. Si l’on examine le nombre des primovaccinés, on en arrive à la statistique de 44% de la population ayant satisfait à la première inoculation. Un taux déjà faible – qui le place au 5e rang au palmarès des États… mais en partant de la fin – qui s’érode encore au moment de passer à la considération des schémas vaccinaux complets. L’Alabama ne compte que 34% de personnes pleinement vaccinées au sein de sa population, ce qui le place bon dernier, cette fois, du classement de la vaccination par Etat.

C’est Scott Harris, un cadre du département de Santé d’Alabama, qui a révélé ce week-end à l’agence Associated Press la péremption de ces 65.000 doses. Si cet échantillonage peut paraître dérisoire au regard des cinq millions reçues par l’Etat, il a déclaré: « 65.000 doses ont été gâchées. C’est extrêmement malheureux quand on a un taux de vaccination si bas, et que, bien sûr, il y a tant de gens dans le monde qui n’ont toujours pas accès au vaccin ».

La situation a suscité l’ire de l’exécutif local. Dès juillet, la gouverneure républicaine Kay Ivey, citée par Newsweek, avait fustigé:

« Les nouveaux cas de Covid sont causés par les non-vaccinés. Ils représentent près de 100% des nouvelles hospitalisations. Et les morts que nous connaissons aujourd’hui leur sont sans doute liées également. Ces gens choisissent un horrible mode de vie fondé sur une peine qu’ils s’infligent à eux-mêmes ».

Au-delà du seul cas de l’Alabama, les Etats-Unis connaissent une forme de crise ou tout du moins de flottement dans leur campagne de vaccination, eux qui en sont les pionniers. Certes, ils comptent tout de même 50% de personnes pleinement vaccinées mais le pourcentage ne remonte qu’à 59% en ce qui concerne les primovaccinés.

À titre de comparaison, ce mardi, sur Twitter, le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est félicité qu’en France le taux de primovaccinés atteigne désormais 45 millions d’individus – soit 80% de la population adulte. Comme le montre par ailleurs notre base de données, on dénombrait lundi soir plus de 37 millions de Français complètement vaccinés.