Invité à une édition de journal sur France 24, de Montréal étant, le sociologue haïtiano-canadien, Fédéric Boisrond, a indiqué que le Canada assurera le leadership d’une intervention en Haïti; suite à la demande formelle du Premier ministre haïtien Ariel Henry à la communauté internationale d’une force armée étrangère en Haïti. Une requête qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’ONU. Après la visite officielle du Secrétaire d’État américain Antony Blinken au Canada, les dés sont quasiment jetés.

Dans son intervention d’environ 6 minutes, le sociologue Frédéric Boisrond a fait savoir qu’il s’agit d’un fait accompli. Donc, la décision du Canada de prendre le leadership d’une intervention en Haïti est scellée.

Cependant, l’haïtiano-canadien n’a pas été clément envers le pays de Justin Trudeau, quand il a tenu de rappeler que le Canada est toujours partie prenante « quand il s’agit de bafouer la voix populaire ».

M. Boisrond a fait savoir que la récente visite du Secrétaire d’Etat américain au Canada fait partie d’une stratégie de communication. Toutefois, le sociologue, sans langue de bois, a déploré le fait que la problématique de la crise n’avait pas pris assez de place dans l’actualité au Canada. Selon lui, les funérailles de la Reine Elizabeth II, l’inflation et les élections au Québec ont éclipsé Haïti dans l’actualité canadienne.

M. Frédéric Boisrond a fait mention également de l’illégitimité d’Ariel Henry au pouvoir après 90 jours, en référence à la constitution haïtienne. Pourtant, le Canada l’invite, travaille avec lui, rien que pour donner une certaine légitimité à son pouvoir. Cependant, le sociologue a rappelé que la requête d’Ariel Henry à la communauté internationale est irrecevable.

Et, en ce qui a trait aux Haïtiens vivant au Canada, M. Boisrond les invite, vu leur influence sur les politiques, à être des agents de surveillance de cette intervention dont le Canada aura le leadership.

Richarson Bigot

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