Dans le cadre de l’affaire relative à la cargaison d’armes et de munitions saisie à la douane de Port-De-Paix, Me Robinson Pierre-Louis, avocat au barreau de Port-au-Prince et membre du cabinet du ministre Berto Dorcé, a été arrêté. La direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a procédé à l’arrestation de l’avocat pour une enquête autour de ce dossier. Après audition, l’homme de loi a été transféré au pénitencier national. Des informations relayées par Métronome font croire que Monsieur Bertho Dorcé, actuel ministre de la justice, serait impliqué dans cette affaire. Son visa américain aurait même été révoqué et le Premier ministre réclamerait sa démission.

Dans l’intervalle, la fédération nationale des barreaux d’Haïti et le barreau de Port-au-Prince montent au créneau pour dénoncer l’arrestation de Me Robinson Pierre-Louis. Alors que le secrétaire général du Barreau de Port-au-Prince est épinglé dans le cadre de la saisie d’une quantité importante de munitions à la douane de Port-De-Paix, le ministre de la justice, Berto Dorcé semble être de mèche avec « l’association de malfaiteurs », dont le membre de son cabinet serait partie prenante.

Dans le cadre de ce dossier, deux individus ont été arrêtés. A la surprise générale, Me Michel Vigile, le Commissaire du gouvernement de Port-de-Paix les a libérés dans moins de 48 heures. Ce dernier allait lui aussi être arrêté dans le cadre de cette même affaire.

Un rapport de la DCPJ a indiqué que ces munitions étaient destinées à un haut dignitaire de l’État haïtien.

Me Robinson Pierre Louis, est en attendant derrière les barreaux. Quant au Ministre de la justice, M. Berto Dorcé, tout porte à croire que ses jours sont comptés à la tête du MJSP. Selon Métronome, son visa américain aurait été révoqué. L’actuel Premier ministre de facto, Ariel Henry, exercerait de fortes pressions sur ce dernier pour qu’il puisse se démettre de ses fonctions.

C’est un secret de polichinelle que les bandits qui terrorisent la population sont alimentés en armes et en munitions par des hommes politiques, dont des haut gradés de l’État et par des membres du secteur économique également. Face à cette pratique pour le moins diabolique, d’aucuns se demandent : à quand la fin?

Richarson Bigot
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