La violence des gangs armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince a contraint 96.000 personnes à se déplacer de peur d’être victimes. C’est qu’a révélé l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), dans un rapport publié cette semaine. Le nombre a triplé au cours des cinq derniers mois, a précisé l’agence onusienne. Les conflits armés ne cessent de causer d’énormes dégâts au sein de la population civile haïtienne. L’inertie de l’État haïtien n’est plus à démontrer, car les citoyens sont livrés à eux-mêmes.

En effet, selon les observations de l’OIM, entre juin et août 2022, 113.000 personnes sont considérées comme déplacées à l’intérieur de leur propre pays. De ces 113 000 personnes, 96000 ont fui l’insécurité généralisée dans la capitale haïtienne.

Par ailleurs, 17000 déplacées ont été recensés l’année dernière suite au tremblement de terre qui a saccagé le grand Sud. Selon Ulrika Richardson, Coordonnatrice résidente des Nations Unies en Haïti, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes ont été forcés de quitter leur foyer pour échapper à la violence et aux destructions.

« Les Nations Unies travaillent de commun accord avec des partenaires humanitaires, gouvernementaux et locaux pour atténuer les difficultés auxquelles sont confrontées de multiples familles, pour la plupart, les plus vulnérables », a indiqué Mme Richardson.

Richarson Bigot

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