Deuxième adaptation cinéma en quelques semaines d’un roman d’Honoré de Balzac (après ‘ »Eugénie Grandet » réalisé par Marc Dugain), « Illusions Perdues » électrise la prose de l’écrivain. Issu de la « Comédie Humaine », cette fresque romanesque dresse le portrait de Lucien de Rubempré, un jeune provincial bien décidé à conquérir Paris et ses cercles littéraires.

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Au sommaire de cette édition :

« Illusions perdues » : l’adaptation réussie du classique de Balzac par Xavier Giannoli

Le jeune poète s’abîme vite dans les salons où l’on cause, et néglige sa muse pour tenter sa chance dans un journalisme qui se met au service de ces actionnaires plutôt que de la vérité.

La mise en scène construit et déconstruit dans un même geste un solide édifice dans lequel le monde, devenu théâtre, est peuplé de fragiles marionnettes. Benjamin Voisin sert avec finesse la psychologie du personnage sur lequel se cristallisent toutes les illusions.

« Les héroïques » premier long-métrage de Maxime Roy

Avec « Les héroïques », Maxime Roy signe un premier long-métrage qui revient sur les illusions perdues de Michel, 50 ans, un ex-junkie qui tente de redresser la tête alors que son second fils vient de naître. C’est François Créton qui révèle son talent dans ce rôle, accompagné par Ariane Ascaride et Richard Bohringer dans le rôle de ses parents, et de Clotilde Coureau qui incarne son ex. Présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, le film ressemble à son héros : rebelle et poétique, bordélique et émouvant…

Kelly Reichardt explore la conquête de l’ouest américain avec « First Cow »

Loin des grandes chevauchées et des duels au soleil, le film raconte l’histoire de deux hommes qui « inventent » le capitalisme à l’américaine avec leurs vaches, source de lait et de richesse, dans un coin reculé de l’Oregon où les colons cherchent fortune. La cinéaste américaine sonde la mythologie de son propre pays en faisant un pas de côté. Parallèlement à cette sortie en salles, le centre Pompidou consacre, avec « L’Amérique retraversée », une rétrospective à l’œuvre de Kelly Reichardt, depuis son « River of grass » sorti en 1994.

Fespaco

Au Burkina Faso, le Fespaco revient avec une année de retard en raison de la pandémie de Covid-19. Pour cette 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, 17 longs-métrages sont en compétition, notamment « Le père de Nafi » de Mamadou Dia, « La nuit des rois » de Philippe Lacôte et « Une histoire d’amour et de désir » de Leyla Bouzid, trois films qui avaient retenu l’attention de notre chroniqueur Thomas Baurez.

« Tonton Manu »

Enfin, « Tonton Manu » rend hommage au célèbre musicien camerounais Manu Dibango. Thierry Dechilly et Patrick Puzenat l’avait suivi pendant 5 ans et près de 100 000 km pour réaliser ce documentaire. Un dernier hommage au saxophoniste, 6 mois après sa disparition.