Face à la dégradation rapide de la situation militaire, les négociateurs de Kaboul ont proposé aux talibans un accord de partage du pouvoir en échange de la fin des violences qui frappent le pays.Face à la dégradation rapide de la situation militaire, les négociateurs de Kaboul ont proposé aux talibans un accord de partage du pouvoir en échange de la fin des violences qui frappent le pays.

Face à la dégradation rapide de la situation militaire, les négociateurs de Kaboul ont proposé aux talibans un accord de partage du pouvoir en échange de la fin des violences qui frappent le pays.

Depuis le mois dernier et à la faveur du retrait des troupes américaines, les talibans font une avancée fulgurante sur le territoire afghan. Après la prise ce matin de la ville stratégique de Ghazni, à 150 km au sud-ouest de Kaboul, les négociateurs afghans se sont décidés à passer une nouvelle étape dans les pourparlers.

« Oui, le gouvernement a soumis une proposition au Qatar en tant que médiateur. La proposition permet aux talibans de partager le pouvoir en échange d’un arrêt de la violence dans le pays », a déclaré jeudi à l’AFP une source au sein du gouvernement afghan, participant à des pourparlers au Qatar.

La situation militaire est des plus volatiles, puisque les talibans se sont aussi emparés dans la journée des bureaux de la police de Hérat. Cette ville de plus de 430.000 habitants est la troisième ville d’Afghanistan derrière Kaboul et Kandahar.

Le président afghan, Ashraf Ghani, avait toujours rejeté jusqu’ici les appels à la formation d’un gouvernement intérimaire non élu comprenant les talibans. Mais son revirement risque d’être bien tardif, les insurgés n’ayant montré aucun signe, depuis l’ouverture des négociations de paix en septembre 2020, qu’ils étaient prêts à un compromis.

L’Allemagne, l’un des principaux donateurs de l’Afghanistan, a prévenu jeudi qu’elle ne verserait « plus un centime » d’aide au développement si les talibans prenaient le contrôle du pays.