La presse haïtienne dit non à la brutalité policière…

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Plusieurs centaines de journalistes ont marché, ce jeudi 28 janvier 2021 à Port-au-Prince pour protester contre les brutalités policières dont sont victimes des travailleurs de la presse dans l’exercice de leur métier.

Après plusieurs plaintes déposées contre ces policiers par devant qui de droit, des journalistes ont lancé sur les réseaux sociaux cette marche pacifique pour dénoncer ce comportement des forces de l’ordre. 

De la place du Marron inconnu au champ de mars, la manifestation a longé la route de Bourdon jusque devant les locaux de l’Office de la protection du citoyen où ils ont délivré un message. Sur le chemin du retour, les travailleurs de la presse se sont arrêtés devant le local du réseau national de défense des droits humains, RNDDH, avant d’aboutir à l’avenue Charles Summer, devant le bâtiment du ministère de la justice. 

Au moins 6 journalistes sont victimes de brutalités policières lors des manifestations. En effet, des travailleurs de la presse se font agresser brutalement par des agents de la police nationale d’Haïti. Balles en caoutchouc, téléphones confisqués, entre autres actes perpétrés par ces agents.  

Réginald Rémy de la Radio et Television Caraibes, Edrice Fortuné de Bleu et Rouge Production, Daniel Lamartinière de Impartial Info, Alvalès Destiné de Island TV et Samuel Dalmont de la Radio Télévision Ginen ont été les proies des policiers qui, selon les journalistes protestataires, se convertissent en milice du régime au pouvoir. 

Des personnalités de la société civile ont été remarquées sur le parcours, notamment la militante des droits humains, Marie Yolène Gilles, Mario Joseph, Serge Jean Louis et Guy Numa. 

Les photos des journalistes victimes étaient aussi perceptibles tout au long du parcours sur les pancartes des protestataires. Vladjimyr Legagneur, Néhémie Joseph, Jean Léopold Dominique ou Brignol Lindor entre autres. 

Rappelons que le métier de journalisme est reconnu et protégé par l’article 28.1 de la constitution haïtienne. “Le journaliste exerce librement sa profession dans le cadre de la loi. Cet exercice ne peut être soumis à aucune autorisation ni censure, sauf en cas de guerre ». 

La marche des journalistes contre les brutalités policières est une initiative de Robest Dimanche, journaliste de la radio Zénith, Renald Petit-Frère de Signal FM, Matiado Vilmé de la voix de l’Amérique et Charly Coutin de Bleu et Rouge Production.
Richarson BIGOT

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