Promener son chien dans la rue augmente la probabilité d’attraper la Covid-19 de 78 %, selon une nouvelle étude. Les chiens pourraient être eux-mêmes porteurs du virus ou favoriser sa transmission par des objets contaminés.

Les chiens favorisent le lien social, l’activité physique et améliorent le bien-être de leur propriétaire. Sauf que vivre avec un chien augmenterait aussi de 78 % le risque d’être contaminé par le coronavirus de la Covid-19, selon une étude espagnole publiée dans la revue Environmental Research. Les chercheurs ont interrogé 2.086 personnes sur leurs activités durant le confinement en Espagne entre mars et mai 2020, et établi celles qui présentent le plus de risques.

Résultat : posséder et promener son chien augmente le risque de contracter le virus de 78 %, se rendre au bureau plutôt que de télétravailler augmente le risque de 76 %, et vivre avec une personne contaminée de 60 %. L’activité la plus dangereuse restant de se faire livrer des courses à domicile (+94 %), qui est même plus risquée que de faire soi-même ses courses en magasin.

« Nous n’avons pas suffisamment d’informations disponibles pour dire si les chiens sont eux-mêmes porteurs du virus, ou si les propriétaires sont infectés via des objets contaminés, qu’ils sont plus amenés à manipuler », interroge Cristina Sánchez González, coauteure de l’étude. Les propriétaires de chiens sont peut-être moins regardants sur les mesures d’hygiène, ou sont plus exposés aux contacts sociaux lorsqu’ils promènent leur toutou. Il est même possible que le virus se propage dans les excréments des chiens, suggère la chercheuse.

Plusieurs études ont montré que les chiens pouvaient être testés positifs au coronavirus, sans toutefois développer de symptômes particuliers. Les cas de transmission du vison à l’humain via une nouvelle souche mutée ont également récemment alimenté les inquiétudes. Mais une étude de l’Institut Pasteur et de l’École nationale vétérinaire d’Alfort estime au contraire que les animaux domestiques ne sont pas aisément infectés par le coronavirus, y compris lorsqu’ils vivent en contact étroit avec un humain touché.

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