« La position de l’international par rapport à la crise que connaît le pays est incorrecte ». C’est ce que croit le porte-parole du secteur démocratique et populaire. À en croire Me André Michel, le séjour en Haïti du diplomate américain, Daniel Foote, n’aura aucune incidence sur la bataille de l’opposition politique.

« Monsieur Foote a son agenda, l’agenda du Blanc ; nous autres, nous avons le nôtre », déclare l’avocat-militant qui continue de plaider en faveur d’une solution purement haïtienne. André Michel qui ne digère toujours pas l’idée d’un exécutif monocéphale, annonce la poursuite d’une série de consultations entre les acteurs politiques et la société civile en vue d’un large consensus sur l’avenir socio-politique et économique du pays.

Dans l’intervalle, l’ensemble des organisations de base de l’opposition se joignent à la marche contre l’ingérence américaine qui aura lieu ce 28 juillet. Ce mouvement vise également à imposer le sénateur Joseph Lambert comme président provisoire, alors que le premier Ministre Ariel Henry est seul aux commandes, depuis son installation.

Les organisations de base de l’opposition désapprouvent ce pouvoir exécutif monocéphale, arguant qu’il n’augure rien de concret pour le pays.