Après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan dimanche, un ancien membre du gouvernement afghan a témoigné sur BFMTV, ce lundi soir, racontant ses peurs et les violences commises par les insurgés.Après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan dimanche, un ancien membre du gouvernement afghan a témoigné sur BFMTV, ce lundi soir, racontant ses peurs et les violences commises par les insurgés.

Après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan dimanche, un ancien membre du gouvernement afghan a témoigné sur BFMTV, ce lundi soir, racontant ses peurs et les violences commises par les insurgés.

« J’essaie de survivre. » Vingt ans après le début de l’intervention américaine, l’Afghanistan est désormais aux mains des talibans. Sayed Hamid Roshan, l’ancien porte-parole du ministère de l’Intérieur afghan, a témoigné, ce lundi soir, sur BFMTV, après l’effondrement des forces gouvernementales et la fuite à l’étranger du président Ashraf Ghani.

« On ne pouvait pas penser qu’une telle chose puisse nous arriver. Des gens m’ont contacté pour me parler d’un collègue qui a été tué hier. Il travaillait aux relations avec les médias. C’était notre ami, notre collègue. Ils sont allés le chercher chez lui et ensuite ils l’ont tué. Je peux vous dire que ma vie est en danger, ils sont sûrement en train de me chercher », s’est-il inquiété sur notre antenne.

Sayed Hamid Roshan a expliqué avoir « changé d’habitation », être « dans un endroit plus sûr » et essayer « de survivre »:

« Je n’ai pas de visa. J’aimerais vivre ici en Afghanistan. Mais malheureusement, ils ne vont pas nous laisser, ni nous épargner. Parce qu’ils nous cherchent, parce que je parlais mal d’eux dans les médias. Je cherche en ce moment un endroit, un pays, une ambassade pour me sortir d’ici. »

Ce lundi, des milliers de personnes tentaient désespérément, dans un chaos total, de fuir le pays à l’aéroport de Kaboul.

Le fulgurant triomphe des insurgés avait déclenché des scènes de panique monstre. Une marée humaine s’est précipitée vers ce qui est la seule porte de sortie de l’Afghanistan, pour tenter d’échapper au nouveau régime que le mouvement islamiste, de retour au pouvoir après 20 ans de guerre, promet de mettre en place.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient des scènes de totale anarchie, comme ces centaines de personnes courant près d’un avion de transport militaire américain qui roule pour aller se mettre en position de décollage, pendant que certaines tentent follement de s’accrocher à ses flancs ou à ses roues.