En attendant l’arrivée sur Mars du rover Perseverance, les astronomes continuent d’exploiter les précieuses données transmises par le rover Curiosity. Aujourd’hui justement, celles-ci montrent que la planète rouge — ou en tout cas, le cratère Gale — a été, par le passé, le théâtre de méga-inondations.

Cela fait désormais huit années que le rover de la Nasa Curiosity explore le cratère Gale et le mont Sharp qui se dresse en son centre. Il a permis aux astronomes de découvrir que des lacs et des ruisseaux ont coulé là par le passé à cet endroit. Aujourd’hui, de nouvelles données indiquent que le cratère a connu, il y a environ quatre milliards d’années, une période de méga-inondations.

Les chercheurs de l’université Cornell (États-Unis) ont en effet identifié des formations géologiques caractéristiques : des sortes de vagues géantes ou d’antidunes — comme ils les appellent — d’une hauteur d’environ neuf mètres et espacées de quelque 450 mètres. Le même genre de formations qui est apparu sur Terre lors de la fonte des glaces qui s’est produite il y a deux millions d’années.

Ainsi les astronomes avancent que ces inondations sur Mars ont pu être provoquées par la fonte de la glace suite à un impact de météorite. Une forte libération de chaleur. Mais aussi, une libération de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) prisonniers jusque-là des réservoirs glacés de la Planète rouge. De la vapeur d’eau, des dégagements de gaz. Il n’en a pas fallu plus pour donner lieu à une courte période de conditions chaudes et humides sur Mars.

Des pluies torrentielles se sont potentiellement abattues sur l’ensemble de la planète. Du côté du cratère Gale, cette eau s’est ajoutée aux eaux des rivières descendant du mont Sharp. Résultat : des crues éclair qui ont laissé pour traces, les antidunes observées aujourd’hui par les astronomes. « À cette époque, Mars était habitable. Était-elle habitée ? C’est une question à laquelle nous espérons que Perseverance — le dernier rover de la Nasa qui arrivera sur Mars le 16 février 2021 — répondra », commente Alberto Fairen, astrobiologiste, dans un communiqué de l’université Cornell.

Intéressé par ce que vous venez de lire ?

Abonnez-vous à la lettre d’information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici