Après avoir quitté le territoire français en 2011, le supect du meurtre de Jean Meyer vit désormais à Hong Kong. Dans un courrier à Emmanuel Macron, la veuve de la victime réclame son extradition.Après avoir quitté le territoire français en 2011, le supect du meurtre de Jean Meyer vit désormais à Hong Kong. Dans un courrier à Emmanuel Macron, la veuve de la victime réclame son extradition.

Après avoir quitté le territoire français en 2011, le supect du meurtre de Jean Meyer vit désormais à Hong Kong. Dans un courrier à Emmanuel Macron, la veuve de la victime réclame son extradition.

« Aujourd’hui, 10 ans après le drame, justice peut être rendue. » C’est l’histoire d’un deuil impossible pour cette famille, qui est raconté dans une lettre adressée directement au président de la République, Emmanuel Macron.

Comme le rappelle Le Parisien, le début de l’affaire remonte au 27 avril 2011. Ce jour-là, Jean Meyer, un contrôleur aérien de 35 ans, est violemment assassiné, sans raison apparente, par l’un de ses collègues de l’aéroport Mulhouse-Bâle de plusieurs coups de couteau. Très vite identifié, Karim Ouali est activement recherché par la police française, à laquelle il parvient à échapper.

En 2014, l’homme aujourd’hui âgé de 45 ans est interpellé durant un mois à Hong Kong et placé sous contrôle judiciaire par les autorités du pays jusqu’en 2016. Comme le souligne le courrier de la famille Meyer au chef d’État, « malgré l’existence d’un mandat d’arrêt international, les autorités françaises n’ont été informées de ces événements qu’en 2018 ». Un laxisme qui a probablement empêché l’extradition du fugitif vers l’Hexagone.

En 2021, l’affaire prend un nouveau tournant. Karim Ouali, qui est visé par une notice rouge d’Interpol, est repéré par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) sur un site de rencontres hongkongais. Son adresse est même précisement identifiée par les mêmes officiers. Une situation intenable pour la famille Meyer, qui demande justice.

« Jean est décédé dans des conditions épouvantables. Nous avons vécu toutes ces années sans savoir où se trouvait son assassin et s’il pourrait un jour répondre de ses actes. […] L’État français ne réagit pas. (…) Nous vivons désormais avec cette terrible souffrance de savoir que le meurtrier vit en paix dans un pays où, pour des raisons qu’il ne nous appartient pas de juger, il n’est d’aucune manière inquiété », écrit la veuve de Jean Meyer dans ce courrier, dont l’Élysée a bien accusé réception.

Selon Le Parisien, cette situation serait en partie due au gel des relations diplomatiques entre les deux pays depuis qu’en 2020, à l’aune des manifestations dans cette région chinoise, la France a choisi de suspendre la ratification d’un accord d’extradition avec l’enclave. Une décision qui empêche toute collaboration.

« Je ne peux me résigner à accepter que le meurtrier de mon époux ne soit pas extradé et condamné en raison de relations diplomatiques tendues. Cette injustice-là est inadmissible. C’est dans cette démarche que je vous demande, M. le Président, de tout mettre en œuvre pour faciliter et accélérer cette extradition », conclut la veuve de Jean Meyer dans ce courrier.