Les résultats de l’examen du corps de Brian Laundrie, que la police américaine a recherché activement pendant plus d’un mois, sont tombés dimanche. S’ils ne permettent pas d’établir les causes de sa mort, la police dispose tout de même d’éléments à exploiter.Les résultats de l’examen du corps de Brian Laundrie, que la police américaine a recherché activement pendant plus d’un mois, sont tombés dimanche. S’ils ne permettent pas d’établir les causes de sa mort, la police dispose tout de même d’éléments à exploiter.

Les résultats de l’examen du corps de Brian Laundrie, que la police américaine a recherché activement pendant plus d’un mois, sont tombés dimanche. S’ils ne permettent pas d’établir les causes de sa mort, la police dispose tout de même d’éléments à exploiter.

On ne saura donc pas comment est mort Brian Laundrie, petit ami de l’influenceuse Gabby Petito. La police américaine a recherché d’arrache-pied ce jeune homme de 23 ans pendant plus d’un mois dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de sa compagne. Son corps a finalement été retrouvé jeudi dans la réserve naturelle de Carlton, en Floride.

Et les résultats de l’autopsie de son corps sont tombés dimanche. L’avocat de sa famille, Steven Bertolino, les a commentés dans la foulée auprès de CNN: « L’autopsie n’a permis de dégager ni les causes ni la manière dont est mort Brian Laundrie. »

L’opération post-mortem à présent terminée, ses proches entreront bientôt en possession de sa dépouille. Sa famille sera donc libre d’en disposer. Le conseil a d’ores et déjà indiqué qu’elle comptait l’incinérer, sans cérémonie.

À ce stade, les zones d’ombre demeurent donc nombreuses. Même la temporalité de la mort de Brian Laundrie est énigmatique. À peine sait-on qu’elle est intervenue quelque part entre le 13 septembre, date à laquelle il a fui le domicile floridien de ses parents, et le 20 octobre dernier, quand les enquêteurs ont découvert son corps dans la réserve de Carlton non loin du fief familial, dans un marais.

Si l’autopsie n’a rien montré, l’identification du corps permet aux enquêteurs de ne plus avoir à traiter de nombreux signalements recensés de particuliers pensant avoir croisé celui qui était devenu le fugitif le plus recherché des États-Unis. Reste que les enquêteurs en reviennent à leur point de départ, avec une chronologie des événements pleine de trous et de zones d’ombre.

Début juillet, Gabby Petito et son copain inaugurent un road trip à travers l’Amérique. Depuis New York, le 2 juillet, ils rejoingnent le Wyoming après plusieurs escales, notamment dans l’Utah. Le 1er septembre, Brian Laundrie regagne pourtant seul son domicile de North Port en Floride. Le 11, la famille de sa fiancée, laissée sans nouvelles depuis un coup de fil de la jeune fille le 25 août, atteste de sa disparition. Le 13 septembre, Brian Laundrie, qui n’a fourni aucune explication depuis son retour, s’évapore. Le 19 septembre, fin de l’espoir: le corps de Gabby Petito est retrouvé gisant dans un parc du Wyoming. Son autopsie révèle bientôt que sa mort remonte probablement à la fin du mois d’août. Elle est morte par strangulation.

Stricto sensu, rien ne permet d’incriminer Brian Laundrie mais les termes employés par le légiste affirment l’homicide. Il utilise le verbe « throttling » qui implique nécessairement une intervention humaine dans l’étouffement. Le modus operandi complique d’ailleurs le cas de Brian Laundrie car, comme le rappelle Neama Rahmani, ancien procureur fédéral, à CNN, la strangulation comporte souvent « un élément émotionnel » et pointe généralement vers la responsabilité d’un proche de la victime.

Le 20 octobre, le corps de Brian Laundrie est tiré d’une zone marécageuse – encore submergée au début des investigations ce qui explique sans doute le délai de sa découverte. Celle-ci est située dans la réserve de Carlton, là même où la police le soupçonnait d’avoir cherché refuge, et où les forces de l’ordre concentraient leurs efforts depuis un mois.

L’endroit, certes proche de la propriété des parents Laundrie, est particulièrement hospitalier, avec de nombreux serpents et alligators. « Quelqu’un sans expérience ne peut pas être chanceux et survivre dans ce genre de climat », a même tranché Robert Urban, un spécialiste de la survie, cité par CNN.

Difficulté supplémentaire aux airs d’impasse pour les enquêteurs: ils ne risquent pas d’avancer sur le terrain de la téléphonie. Les portables qui ont accompagné Gabby Petito et Brian Laundrie dans leur périple sont introuvables. De surcroît, un proche de la famille de ce dernier a précisé qu’au moment de disparaître le défunt n’avait pas emporté son nouvel appareil – acheté en septembre – avec lui, pas plus que son portefeuille.

Une lumière éclaire toutefois le travail à venir des enquêteurs. Ceux-ci ont entre leurs mains un sac à dos qui jouxtait le cadavre de Brian Laundrie… et un carnet de notes. D’après une source proche de l’enquête relayée par CNN, le contenu du calepin est considéré comme « potentiellement récupérable ». De quoi percer tous ces mystères?