Dans le sillage du meurtre de Sarah Everard, qui a plongé la police londonienne dans la tourmente, cinq agents vont être poursuivis pour avoir tenus des propos mysogines.Dans le sillage du meurtre de Sarah Everard, qui a plongé la police londonienne dans la tourmente, cinq agents vont être poursuivis pour avoir tenus des propos mysogines.

Dans le sillage du meurtre de Sarah Everard, qui a plongé la police londonienne dans la tourmente, cinq agents vont être poursuivis pour avoir tenus des propos mysogines.

Après les failles sécuritaires mises en avant par le viol et le meurtre de Sarah Everard, des mauvais comportements sont à nouveau pointés dans les rangs des forces de l’ordre britanniques. L’organisme de surveillance de la police anglaise a annoncé ce vendredi qu’une procédure pour « mauvaise conduite », à tendance mysogine, allait être ouverte contre cinq agents.

Cette enquête menée par l’Independent Office for Police Conduct vise deux agissements: le premier concerne l’utilisation de l’application WhatsApp pour partager un contenu décrit comme très offensant et inapproprié au sujet des violences faites aux femmes dans le contexte de l’affaire Everard, rapporte Le Parisien. Le second vise des officiers ayant utilisé la messagerie Signal pour partager des informations liées aux accusations contre le policier Wayne Couzens, condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de la jeune femme.

À 33 ans, Sarah Everard a été enlevée le 3 mars dernier alors qu’elle rentrait chez elle à pied après avoir quitté des amis à Clapham, dans le sud de Londres. Prétextant une arrestation pour infraction au confinement, Wayne Couzens lui a montré sa carte professionnelle, puis l’a menottée, emmenée en voiture, violée et étranglée avec sa ceinture de policier avant de brûler son corps.

« Cet homme a jeté la honte sur la Met », a déploré Cressida Dick, première femme à la tête de cette institution. Visée par des appels à la démission, elle a reconnu qu’un « lien de confiance avait été endommagé » avec la population. La Met est accusée d’avoir ignoré une série de signaux alarmants sur le comportement de ce policier de 48 ans.

Selon les informations du Times, Wayne Couzens aurait lui aussi partagé des contenus misogynes, racistes et homophobes avec ses collègues sur un groupe WhatsApp. Depuis cette affaire, les critiques sur une police « très sexiste et misogyne » émergent, comme le rapporte Parm Sandhu, une ancienne cheffe à la Met. Sur les réseaux sociaux, des milliers de femmes ont confié avoir été menacées ou agressées dans l’espace public, appelant les responsables politiques à agir contre les violences faites aux femmes.

D’autres femmes ont été brutalement tuées dans des lieux publics de Londres comme les soeurs Nicole Smallman et Bibaa Henry dans un parc en juin 2020, et plus récemment, Sabina Nessa, une enseignante qui se rendait à pied dans un pub à 5 minutes de son domicile. Dans la première affaire, deux policiers avaient été inculpés pour faute grave dans l’exercice de leurs fonctions pour s’être pris en photo sur la scène du double meurtre et avoir partagé les clichés.