Un ancien auxilliaire de l’Armée française, caché avec sa famille depuis la prise de Kaboul par les talibans, attend le secours de la France. Il témoigne sur BFMTV.Un ancien auxilliaire de l’Armée française, caché avec sa famille depuis la prise de Kaboul par les talibans, attend le secours de la France. Il témoigne sur BFMTV.

Un ancien auxilliaire de l’Armée française, caché avec sa famille depuis la prise de Kaboul par les talibans, attend le secours de la France. Il témoigne sur BFMTV.

Un ancien interprète, auxilliaire afghan employé par l’Armée française entre 2008 et 2012, est bloqué à Kaboul depuis la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan le 15 août dernier, et vit caché en attendant le secours de la France. Sur les quelque 800 auxilliaires ayant travaillé pour la France, une centaine se trouve encore bloquée sur place et attend d’être évacuée comme l’a promis Emmanuel Macron.

Parmi eux se trouve donc cet homme, qui avait été accueilli en France et était rentré en Afghanistan il y a quelques mois pour voir sa famille. À BFMTV, ce père de trois enfants raconte avoir été pris de cours par la prise rapide de Kaboul par les talibans.

« Depuis que les talibans ont pris la capitale afghane, nous vivons en cachette, nous avons quitté notre lieu de vie », témoigne cet homme sous anonymat. « Nous avons aussi tenté de joindre l’ambassade par email il y a cinq jours et je n’ai toujours toujours pas de nouvelles ».

« Nous vivons dans la peur, dans l’angoisse jour et nuit », raconte-t-il. « Je suis plus particulièrement inquiet pour mes enfants. Pour ma vie aussi. » Et d’ajouter: « Nous serons morts si on était repéré et attrapé par les talibans ».

Quelque 2000 personnes auront été évacuées d’Afghanistan vers la France mardi, selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Cela représente 16 rotations aériennes. La France a estimé lundi qu’un « délai supplémentaire » était « nécessaire » pour mener à bien les évacuations de personnes à risque d’Afghanistan, qui s’effectuent au compte-gouttes dans des conditions extrêmes depuis l’aéroport de Kaboul, huit jours après le retour au pouvoir des talibans.