Dans notre Système solaire, les excentricités des orbites apparaissent étrangement faibles par rapport à d’autres systèmes planétaires connus. Selon les chercheurs, il existerait un lien entre la forme des orbites planétaires et le nombre de planètes qui composent le système. Un lien également avec les chances, pour ces planètes, d’abriter la vie.

Parmi les plus de 4.000 exoplanètes découvertes à ce jour, bon nombre présentent des orbites allongées et excentriques. Alors même que dans notre Système solaire, les orbites des planètes sont plus circulaires. Et selon des astronomes de l’Institut Niels Bohr (Danemark), c’est le résultat d’un système qui a su s’entourer de plusieurs planètes et les garder sur le long terme.

En analysant les trajectoires de plus de 1.170 exoplanètes autour de 895 étoiles, ils ont en effet établi une corrélation étroite entre le nombre de planètes qui constituent un système et la forme des orbites de ces planètes. Quelle que soit la région de l’espace ou le type d’étoile hôte. Une corrélation qui suggère, selon eux, que les chances de voir la vie apparaître sur une planète augmentent avec le nombre des sœurs de la planète en question.

En l’état actuel des observations, le Système solaire semble appartenir à un type rare de système planétaire. Aucun n’a encore été découvert avec huit planètes ou plus. Le record est détenu par le système de Trappist-1 et ses sept exoplanètes. Et pour les astronomes de l’Institut Niels Bohr, cela pourrait expliquer pourquoi nous n’avons toujours pas décelé de traces de vie extraterrestre dans la Voie lactée. Alors même qu’il existe probablement des milliards de mondes semblables à la Terre et situés dans la zone dite habitable de leur étoile hôte.

Pour les chercheurs de l’Institut Niels Bohr, les systèmes planétaires avec des orbites excentriques et ceux avec des orbites circulaires pourraient avoir vécu des histoires très différentes. Plus chaotiques et violentes pour les premiers. Plus sereines pour les seconds. Notre apparition sur Terre pourrait ainsi avoir dépendu d’un jeu assez subtil entre notre Planète et nos voisines pendant des milliards d’années. Ainsi, il ne suffirait pas de considérer uniquement le cas d’une exoplanète particulière mais il faudrait le juger au regard du système auquel elle appartient.

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