Nouveau rebondissement dans le conflit opposant l’homme d’affaires, Pierre Réginald Boulos, et l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Tout compte fait, le Représentant de la Real Business Investment (BRI) est en passe de remporter la bataille judiciaire engagée contre Me Hans Jacques Ludwig Joseph, suite à sa décision d’ordonner à toutes les banques et institutions financières de « geler la somme 260 millions de gourdes…» pour détournement présumé.

En effet, en date du 21 juillet 2021, le doyen du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil, faisant office de juge des réfères, suite à la requête des avocats de la BRI, a émis une ordonnance déclarant « inopérante » la décision du Directeur Général de l’ULCC vu son caractère « illégal ». 

En ce sens, Me Saint-Vil accorde main levée de l’ordre de recherche et d’amener émis contre l’homme d’affaires par Me Hans Jacques L. Joseph. De plus, le juge des référés demande à ce que les mesures conservatoires de l’ULCC dans le cadre du même dossier soient rejetées. 

« Même dans l’hypothèse où l’ULCC aurait soupçonné un cas de corruption dans la prise de participation de l’ONA dans l’actionnariat de la BRI, sa mission serait, au regard de l’article 7 du décret  du 8 septembre 2004 portant création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption de : saisir les autorités judiciaires, à l’issue d’investigation sur des faits susceptibles de constituer des infractions de corruption, en vue d’entamer les poursuites légales et en assurer les suivis », a souligné le doyen Bernard Saint-Vil comme pour confirmer la nature illégale de l’acte posé par Me Joseph.

Bien avant la décision du Tribunal des référés, le Cabinet Madistin, avait dit voir dans la décision de l’ULCC une « dénaturation des faits de la cause dans le but de justifier des persécutions politiques ».

Rappelons que pour ce projet de construction de la RBI, à savoir 139 appartements, 9 maisons et 32 townhouses (maisons jumelées), toutes les pièces justificatives, réclamées par l’ULCC dans le cadre de son enquête, ont été soumises, précise la Cabinet Madistin qui évoque la détérioration de la situation sécuritaire et économique désastreuse que connait le pays depuis les trois dernières années, conséquence de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place, pour justifier le retard accusé dans la mise en œuvre du projet en question.