Yat-Sen Chang avait déjà été reconnu coupable mi-mai par la justice britannique de 12 chefs d’agressions sexuelles et d’un des deux chefs d’agressions avec pénétration survenues à l’English National Ballet.Yat-Sen Chang avait déjà été reconnu coupable mi-mai par la justice britannique de 12 chefs d’agressions sexuelles et d’un des deux chefs d’agressions avec pénétration survenues à l’English National Ballet.

Yat-Sen Chang avait déjà été reconnu coupable mi-mai par la justice britannique de 12 chefs d’agressions sexuelles et d’un des deux chefs d’agressions avec pénétration survenues à l’English National Ballet.

Un ancien premier danseur de l’English National Ballet, Yat-Sen Chang, a été condamné mercredi à neuf ans de prison par la justice britannique pour un viol et des agressions sexuelles commis sur quatre étudiantes qu’il avait sous sa charge.

Le danseur cubain de 50 ans avait déjà été reconnu coupable mi-mai par la justice britannique de 12 chefs d’agressions sexuelles et d’un des deux chefs d’agressions avec pénétration survenues à l’English National Ballet et à la Young Dancers Academy de Londres, entre décembre 2009 et mars 2016.

Mercredi, le tribunal d’Isleworth, à l’ouest de Londres, l’a condamné à neuf ans de prison pour ces faits, commis  sur des plaignantes alors âgées de 16 à 18 ans. 

Rendant son verdict, le juge Edward Connell a reproché à l’ancien premier danseur (l’équivalent du titre d’étoile à l’Opéra de Paris) d’avoir utilisé sa « renommée » et son « prestige dans le monde du ballet pour abuser des jeunes femmes » et « adopter un « comportement de prédateur sexuel.

Le magistrat l’a accusé de n’avoir « montré aucun remord pour (son) comportement épouvantable », alors même que ses agissements « ont eu un impact profond sur toutes ses victimes ». 

Le danseur, qui avait rejoint l’English National Ballet en 1993, a nié les faits tout au long de son procès et affirmé n’avoir « aucune idée » d’où venaient ces accusations. 

Son avocate Kathryn Hirst a indiqué que le danseur « maintient ne pas être coupable dans ces affaires », mais qu’il « accepte le verdict des jurés ». 

« Il ne sera jamais en mesure de revenir au sommet de sa forme physique après une période d’emprisonnement », s’est-elle désolée, ajoutant qu’il ne serait aussi « plus employable ». 

Ce n’est pas la première fois que le monde de la danse classique britannique est secoué par ce genre accusations. Le danseur et chorégraphe anglais Liam Scarlett, considéré comme l’enfant prodige du ballet britannique, avait été suspendu à l’été 2019 du Royal Ballet après avoir été visé par une enquête pour harcèlement sexuel. 

Cette enquête avait conclu quelques mois plus tard qu’il n’y avait pas matière à donner suite, mais l’institution avait cessé de collaborer avec l’artiste, qui s’est suicidé mi-avril à 35 ans.