After Hours PAPJAZZ 2026: Titi Congo rend hommage à Dadou Pasquet
La Fondation Jazz Haïti a donné le coup d’envoi de la 19e édition du festival international de Jazz de Port-au-Prince, PAPJAZZ, ce mercredi 7 janvier 2026. La grande scène a accueilli des groupes et artistes à l’hôtel Karibe devant un public diversifié, attentif et chaleureux. Et en fin de soirée, c’est au restaurant La Réserve qu’a eu lieu l’After Hours animé par l’artiste Titi Congo qui en a profité pour rendre hommage à Dadou Pasquet, légende de la musique haïtienne décédée le 22 novembre 2025 dernier.
Depuis janvier 2007, PAPJAZZ réunit à Port-au-Prince des musiciens de renommée internationale venus des quatre coins du globe et d’Haïti pour une expérience inoubliable. Malgré la crise qui secoue le pays depuis quelques années, les initiateurs de ce festival ne font pas marche arrière.
PAPJAZZ, est la grande scène où les artistes offrent des prestations vibrantes, des mélodies envoûtantes pour le délice d’un public toujours au rendez-vous.
Du 7 au 10 janvier 2026, des musiciens venus de l’Espagne, des États-Unis, de la France, du Mexique, de la Réunion et d’Haïti,
plongeront les amants de la bonne musique et les curieux dans un langage universel du Jazz et Kreyol Jazz.
Au restaurant La Réserve, Titi Congo, de son vrai nom Steevens Dormil avait la responsabilité de créer l’ambiance pour un public en quête de plaisir.
Dans une tenue mixte, réalisée par la styliste Maelle Davide qui se donne à fond pour la valorisation du patrimoine textile haïtien, Titi Congo, sa guitare et sa bande ont gratifié le public d’une performance à la hauteur des attentes.
En interprétant la chanson « OUPILA » sortie en 1991 sur l’album Mister Mini produit par Fred Paul, Titi Congo a rendu un vibrant hommage au mapou de la musique haïtienne, André « Dadou » Pasquet, décédé en novembre dernier.
Un moment particulièrement apprécié par le public qui ne s’attendait pas à un tel hommage au coeur d’un festival de jazz.
Titi Congo, un jeune bourré de talent qui, avec sa guitare se fraie un chemin pour atteindre l’autre bout du tunnel sa carrière.
« C’est une voix singulière de la scène haïtienne, mêlant Mizik rasin, spiritualité et influences worldbeat. Passé des chorales à la scène professionnelle, il s’impose par une présence vibrante et un style où se rencontrent chants traditionnels, guitare et percussions » a écrit le festival sur son site officiel pour camper la starlette haïtienne.
Richarson Bigot
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