Gros-Morne : une attaque du gang « Kokorat San Ras » fait 12 morts et plusieurs blessés
En début de journée du lundi 28 septembre 2026, le gang « Kokorat San Ras » a perpétré une attaque sanglante dans plusieurs localités de la commune de Gros-Morne, dans le département de l’Artibonite. Le bilan provisoire de cette attaque s’élève à 12 morts et plusieurs blessés. Cette nouvelle offensive survient environ un mois après l’enlèvement de Me Caleb Jean-Baptiste, de la directrice de l’ONAPPÉ, Stéphanie Paultre, ainsi que d’un policier qui les accompagnait dans la région.
Les attaques répétées des gangs armés dans le département de l’Artibonite continuent de plonger la population dans une situation particulièrement difficile. Quand ce n’est pas à L’Estère, c’est à Marchand-Dessalines ; quand ce n’est pas à Marchand-Dessalines, c’est à Liancourt ; puis à Petite-Rivière de l’Artibonite, à Pont-Sondé ou encore à Jean-Denis que des membres de la population civile sont victimes d’attaques meurtrières.
Le gang « Kokorat San Ras » poursuit ainsi son expansion dans plusieurs zones de l’Artibonite. Cette fois, c’est la commune de Gros-Morne qui a été frappée, notamment dans les localités de Savan Long, Grépin et Dosni, entre autres.
Douze personnes ont été tuées lors de cette nouvelle attaque, survenue après une intervention des membres de la Force de répression des gangs (FRG) contre des membres du groupe armé. En représailles, les bandits auraient pris pour cible des membres de la population civile, qui ont payé un lourd tribut.
Le gang « Kokorat San Ras » n’en est pas à son premier assaut contre la population de Gros-Morne. En janvier 2025, ses membres ont tué environ 11 personnes et blessé une quinzaine d’autres avant d’incendier plusieurs maisons dans la zone.
Le groupe armé a récidivé en août 2025. Deux personnes avaient alors été tuées et une autre blessée à proximité du lycée Jacques Roumain. Toujours au mois d’août 2025, une autre attaque perpétrée au centre-ville de Gros-Morne avait fait près de cinq morts.
Il importe de souligner que les gangs armés qui imposent leur loi dans plusieurs zones de l’Artibonite depuis plusieurs années continuent d’opérer malgré la présence récente de membres de la Force de répression des gangs. Cette situation intervient également dans un contexte marqué par les préparatifs des élections générales prévues en décembre prochain.
Richarson Bigot









