« Discuter avec les bandits », Garry Conille est partant mais pose ses conditions

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Le Premier ministre haïtien Garry Conille n’écarte pas la possibilité de négocier avec les bandits. Cependant, le PM se veut clair en posant une condition sine qua non. « Ils doivent déposer les armes et reconnaître l’autorité de l’État haïtien », a-t-il indiqué ce mercredi 3 juillet 2024 dans une interview accordée à RFI. Une déclaration qui fait déjà couler beaucoup d’encre quand on sait que la question d’octroyer l’amnistie aux bandits faisaient déjà débat dans les médias et au sein de la population civile, victime principale des gangs armés.

Environ deux semaines depuis qu’il est investi dans ses fonctions, Garry Conille a effectué sa première visite officielle aux États-Unis pour rencontrer des bailleurs de fonds, des dignitaires de l’ONU et d’autres personnalités politiques américaines. En marge de cette visite officielle, le PM a accordé une interview au média français RFI. Lors de cette entrevue, Garry Conille s’est montré ouvert quant à des discussions avec les bandits. Toutefois, le PM a posé ses conditions pour que ces échanges soient plausibles.

« Il faut d’abord déposer les armes et reconnaître l’autorité de l’État avant tout dialogue… », a-t-il avancé lors de cette interview pendant laquelle Garry Conille a tenu de rappeler que ce sont les forces de l’ordre haïtiennes qui vont se battre contre les gangs qui terrorisent et endeuillent la population depuis quelque temps.

« La mission de cette force, c’est évidemment d’accompagner la police nationale qui n’a jamais cessé de faire des opérations. Donc la reprise de ces territoires qui sont aujourd’hui occupés par les gangs, cela sera toujours la police et l’armée d’Haïti », a précisé le Premier ministre Garry Conille en voyage officiel aux États-Unis.

Richarson Bigot
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