Insécurité croissante à Port-au-Prince : des citoyens laissent la capitale par milliers

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Environ 50 mille Haïtiens ont abandonné Port-au-Prince en seulement trois semaines, selon ce qu’a fait savoir ce mardi l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).

Face à l’escalade de la violence des gangs armés qui assiègent presque toute la capitale, de plus en plus de citoyens tournent le dos à Port-au-Prince pour aller se réfugier dans des ville de provinces, question de se mettre à l’abri face aux attaques récurrentes des malfrats qui règnent en maître et seigneur.

Selon des chiffres communiqués ce mardi 2 avril par l’Organisation Internationale pour les Migrations(OIM), c’est Plus de 50 mille personnes qui ont fui la zone métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs en seulement trois semaines. Dans une capitale livrée aux gangs armés qui sèment la terreur, les citoyens n’ont pas d’autres choix que de fuir pour se mettre à l’abri.

L’OIM arrive à compter ces haïtiens qui fuient la capitale grâce à la mise en place d’une collecte de données dans les stations de bus les plus fréquentées. Et pour la période allant de 8 au 27 mars, l’organisation dit observer le déplacement de 53 125 personnes vers des villes de provinces. Le Département du Sud est le est la destination privilégiée de ces citoyens qui laissent la capitale pour échapper à tout pris à l’assaut des gangs armés. Selon OIM, le grand Sud a déjà accueilli environ 116 mille déplacés le mois écoulé.
L’OIM a souligné que la majeure partie, soit 68% des 50 mille haïtiens qui ont abandonné la capitale étaient déjà déplacés internes. Certains d’entre eux avaient même été déplacés à plusieurs reprises.

Des gangs armés qui deviennent de plus en plus puissants et multiplient leurs actes barbares, des autorités policières qui n’ont pris jusque-là aucune mesure pour contenir les actions des malfrats, le retour à la normale à Port-au-Prince semble ne pas être pour demain. Dans l’intervalle, la population continue de payer les frais.

Peterson Luxama

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